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Cyclisme

Le nouveau monde d’Alaphilippe

Le nouveau monde d’Alaphilippe

Dimanche dernier à Imola, en Italie, le coureur cycliste français Julian Alaphilippe est devenu champion du monde sur route. Luca Bettini/Pool/AFP

En devenant champion du monde de cyclisme dimanche dernier, Julian Alaphilippe est entré à 28 ans dans un nouvel univers, avec devant lui des perspectives modifiées pour la seconde partie de sa carrière. « C’est un objectif que je m’étais fixé : être champion du monde avant la fin de ma carrière », a répété le Français au lendemain de son sacre à Imola (Italie). Mais il reste d’autres défis au puncheur n° 1 du peloton.

– Les classiques ardennaises : s’il fait l’impasse aujourd’hui sur la Flèche wallonne, la première classique qu’il a inscrite à son palmarès en 2018, Alaphilippe songe à la suite. Liège-Bastogne-Liège – la Doyenne des classiques – est programmée dimanche, six jours avant l’Amstel Gold Race aux Pays-Bas. Jusqu’à présent, la Doyenne des classiques s’est refusée à lui. Deuxième en 2015 lors de sa première participation, il a protégé le succès de son coéquipier luxembourgeois Bob Jungels deux ans plus tard et a échoué les deux autres fois. Pour le cyclisme français, qui attend le successeur de Bernard Hinault au palmarès depuis 40 ans, Liège est le prochain grand rendez-vous. « Je vais pouvoir savourer le maillot sur de belles courses », s’est réjoui le nouveau champion du monde.

– Le Tour des Flandres : « Je n’ai aucune idée de ce que je peux faire dans le Tour des Flandres », a souri Alaphilippe à la question d’un journaliste flamand sur sa première participation au Ronde le 18 octobre. Sa tonicité sur les montées brèves et son habileté héritée de sa formation de cyclo-cross (médaillé d’argent en juniors aux Mondiaux 2010) le prédisposent à jouer les premiers rôles. Mais, au sein d’une équipe Deceuninck traditionnellement armée sur un parcours spécifique qui demande de l’expérience, il se garde d’annoncer ouvertement la couleur. « C’est la bonne année pour le découvrir sans pression, sans stress », affirme-t-il au regard du calendrier qui place exceptionnellement les courses ardennaises, son terrain de prédilection, avant les flandriennes. « Le but principal est de découvrir, de prendre du plaisir », dit-il.

– Le sacre olympique : pour être passé près de la consécration voici quatre ans, quand une chute dans la descente de Vista Chinesa a coupé net son élan vers le podium des JO de Rio, Alaphilippe a une dette olympique à son débit. Quatrième en 2016 le long de la plage de Copacabana, il est en droit de viser plus haut, bien plus haut, dans les environs du mont Fuji où la course des Jeux de Tokyo se terminera. En juillet prochain, sur un circuit également adapté à ses caractéristiques, la course des JO aura lieu le week-end suivant l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Élysées. À un jour près, le même écart qu’entre la conclusion du Tour de France 2020 et le Mondial d’Imola. Un signe ?

– La Grande Boucle : Alaphilippe doit au Tour de France l’essentiel de sa popularité, après ses cinq succès d’étape et sa longue série en maillot jaune (14 jours en 2019, 3 jours en 2020). Mais il en reste au discours tenu l’an dernier. La Grande Boucle, du moins son classement général, se situe hors de ses objectifs. « Pour le moment », prend-il soin toutefois de préciser. « Je ne l’ai pas en tête. Ce n’est pas quelque chose que j’ai placé dans ma carrière, en tout cas à court terme », a-t-il répété au soir d’Imola. D’autant que son équipe actuelle, tournée jusqu’à présent vers les courses d’un jour, n’est pas structurée pour épauler un leader en montagne. Les choses peuvent changer à terme, tant pour la formation belge, qui devra tenir compte de l’émergence du phénomène Remco Evenepoel, que pour le coureur français, en fin de contrat au terme de l’année 2021. Quelle orientation prendra alors sa carrière ?

Jean MONTOIS/AFP


En devenant champion du monde de cyclisme dimanche dernier, Julian Alaphilippe est entré à 28 ans dans un nouvel univers, avec devant lui des perspectives modifiées pour la seconde partie de sa carrière. « C’est un objectif que je m’étais fixé : être champion du monde avant la fin de ma carrière », a répété le Français au lendemain de son sacre à Imola...

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