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Coronavirus au Liban

Le Dr Abiad met en garde contre un arrêt des subventions des produits médicaux

Le Dr Abiad met en garde contre un arrêt des subventions des produits médicaux

L'hôpital gouvernemental Rafik Hariri de Beyrouth. PhotoTwitter/ Firass Abiad

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad a mis en garde mardi contre un éventuel arrêt des subventions sur les médicaments et les équipements médicaux, dans un contexte de recrudescence des cas de coronavirus, affirmant que les hôpitaux pourraient ne pas faire face comme il se doit, à une telle situation.

"Le système de santé dépend de la disponibilité du stock d'équipements médicaux et des médicaments. Sachant que 80% de ces produits sont importés, les hôpitaux fonctionnent avec le minimum d'équipements", regrette le médecin. "Si les subventions sur les fournitures médicales et les médicaments sont levées, ou si les cas de Covid augmentent fortement, les hôpitaux risquent de ne pas pouvoir gérer cette situation" prévient-il.

"(...) L'avenir des hôpitaux dépendra de leurs liquidités. Actuellement, ils se retrouvent à court d'argent, alors que les paiements sont reportés, sachant que les fournisseurs ne livrent leur matériel que s'ils sont payés en liquide. Si les hôpitaux ne reçoivent pas les montants qui leur sont dus (par le gouvernement), ils feront face à des temps difficiles", ajoute le Dr Abiad.

La double explosion du port de Beyrouth le 4 août, qui a fait plus de 190 morts et 6500 blessés et ravagé des pans entiers de la capitale, a sérieusement endommagé plusieurs hôpitaux.Ces établissements, déjà sous forte pression en raison de la crise financière et la pandémie, attendent depuis des années que l'Etat leur règle les arriérés qu'il leur doit. Afin de les aider à faire face à la chute vertigineuse de la livre libanaise face au dollar, la Banque centrale subventionne des médicaments importés par les hôpitaux mais ces subventions ne couvrent pas tous leurs besoins, notamment en matière d'équipements médicaux.

En outre, le Dr Abiad a souligné lundi soir qu'une jeune femme de 25 ans, sans problème de santé particulier, est décédée des suites du Covid-19. "Triste constat. (...) Que Dieu aide à sa famille. Le coronavirus n'est pas une blague." a-il mis en garde. Il avait également indiqué que 77% des lits en unités de soins intensifs étaient occupés à travers le pays, un chiffre "très alarmant" selon lui.

Selon le dernier bilan des autorités, le Liban a enregistré 1.018 nouveaux cas de Covid-19 (dont un seulement en provenance de l'étranger) et quatre décès. Ces chiffres font grimper à 37.258 le nombre de cas cumulés depuis l’apparition de l'épidémie dans le pays en février, dont 351 décès. Au total, 16.676 patients se sont rétablis, alors que 580 personnes sont encore hospitalisées, dont 178 en soins intensifs.


Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad a mis en garde mardi contre un éventuel arrêt des subventions sur les médicaments et les équipements médicaux, dans un contexte de recrudescence des cas de coronavirus, affirmant que les hôpitaux pourraient ne pas faire face comme il se doit, à une telle situation.

"Le système de santé...