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Double explosion de Beyrouth

Ghazi Zeaïter entendu comme témoin par le juge Sawane

Quatre personnes font, parallèlement, l’objet de poursuites dans l’affaire de l’incendie du port, le 10 septembre.

Ghazi Zeaïter entendu comme témoin par le juge Sawane

L’incendie qui a ravagé le port de Beyrouth, le 10 septembre. Photo Nabil Ismaïl

Le juge d’instruction et procureur général près la cour de justice Fadi Sawane, en charge de l’enquête sur la double explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth, a entendu hier l’ancien ministre des Transports et des Travaux publics Ghazi Zeaïter en tant que témoin, ainsi que l’ancien juge des référés Jad Maalouf.

Selon l’Agence nationale d’information, le juge Sawane a été informé par Jad Maalouf, qui était juge des référés il y a trois ans, des correspondances qu’il a eues avec des responsables au sujet du nitrate d’ammonium stocké au port et qui a explosé le 4 août, tuant 192 personnes et faisant 6 500 blessés. Jad Maalouf avait autorisé, en 2014, le transfert et le stockage de la cargaison de nitrate d’ammonium sur requête du ministère des Travaux publics, au motif que la marchandise pouvait causer un grave danger pour l’environnement.

Le juge Sawane doit entendre aujourd’hui le secrétaire général du Conseil supérieur de la défense, le général Mahmoud el-Asmar. Mardi, il a entendu, en tant que témoin, l’ancien ministre des Transports Youssef Fenianos. La veille, c’était au tour de la ministre sortante de la Justice, Marie-Claude Najm, et du directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, d’être entendus, également en tant que témoins.

Depuis le début de son enquête sur la double explosion, le juge Sawane a lancé plus d’une vingtaine de mandats d’arrêt, entre autres contre des employés et responsables du port, dont son ancien directeur général Hassan Koraytem, le directeur général des douanes Badri Daher, le directeur général du transport maritime et terrestre Abdel Hafiz al-Kaïssi et quatre officiers.

L’incendie du port

En parallèle, l’enquête sur l’énorme incendie qui a ravagé plusieurs hangars au port de la capitale, le 10 septembre, se poursuit. Le procureur général près la cour d’appel de Beyrouth, le juge Ziad Abou Haïdar, a ainsi engagé hier des poursuites contre quatre personnes pour « négligence et manque de précautions », dans le cadre des procédures lancées suite au sinistre. Cet incendie n’avait fait aucune victime mais détruit plusieurs entrepôts, réduisant notamment en fumée des aides humanitaires, causant une importante pollution atmosphérique et provoquant la panique des Libanais, encore sous le choc des explosions du 4 août.

Le juge Abou Haïdar a engagé des poursuites contre trois Libanais, identifiés comme Akram Kh., Raëd N. et Mahmoud Kh., et un Palestinien, Mohammad I., suspectés d’être à l’origine du feu qui aurait été déclenché par des travaux de soudure dans un entrepôt endommagé par les explosions du port. Il a dans ce cadre demandé au premier juge d’instruction de Beyrouth d’ouvrir des enquêtes contre ces quatre personnes et « tous ceux qui s’avèrent impliqués » dans l’incendie du 10 septembre. Le procureur a encore demandé à ce que trois des quatre suspects soient placés en garde à vue.

Des sources sécuritaires ont indiqué au quotidien anglophone The Daily Star que les quatre suspects sont liés à l’entreprise Business Bay International. Selon son site internet, il s’agit d’une société de consultance en matière de qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments. Les responsabilités de cette société dans l’incendie ne sont toutefois pas claires dans l’immédiat.

Mardi soir, le procureur général de la République, Ghassan Oueidate, avait confié la suite de cette enquête au juge Abou Haïdar et non à la cour de justice, chargée de l’affaire des explosions du 4 août, estimant que ces deux dossiers n’étaient pas liés. La police militaire, qui avait enquêté à la demande du juge Oueidate dans les premiers jours suivant l’incendie, avait entendu au moins une vingtaine de personnes dans le cadre de cette affaire.

Obligation de déclarer les produits inflammables ou explosifs

Par ailleurs, le mohafez de Beyrouth, Marwan Abboud, a demandé hier aux habitants de la capitale de déclarer aux pompiers la présence de tout « dépôt contenant des matières inflammables ou explosives ».

Dans un communiqué, M. Abboud a appelé « tous les citoyens habitant ou travaillant à Beyrouth » à déclarer la présence de dépôt, qu’ils en soient les propriétaires ou les exploitants, contenant des matière explosives ou inflammables. Cette déclaration doit se faire auprès de la chambre d’opérations des pompiers de Beyrouth, au numéro spécial 175, a-t-il précisé.

Cette procédure permettrait, selon lui, de mener toutes les enquêtes nécessaires afin de s’assurer que les matières stockées ne constituent pas un danger pour la sécurité publique. Dans le cas contraire, les produits à risque seront saisis, des contraventions dressées et les entrepôts mis sous scellés.


Le juge d’instruction et procureur général près la cour de justice Fadi Sawane, en charge de l’enquête sur la double explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth, a entendu hier l’ancien ministre des Transports et des Travaux publics Ghazi Zeaïter en tant que témoin, ainsi que l’ancien juge des référés Jad Maalouf.

Selon l’Agence nationale d’information, le...

commentaires (1)

perte de temps que cela ! QUELLES SONT LES SOURCES DE VOTRE FORTUNE , VOILA LA SEULE QUESTION, LA SEULE ENQUETE QUE LA JUSTICE DOIT MENER.

gaby sioufi

09 h 55, le 17 septembre 2020

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Commentaires (1)

  • perte de temps que cela ! QUELLES SONT LES SOURCES DE VOTRE FORTUNE , VOILA LA SEULE QUESTION, LA SEULE ENQUETE QUE LA JUSTICE DOIT MENER.

    gaby sioufi

    09 h 55, le 17 septembre 2020