Les pompiers tentant d'éteindre l'incendie qui s'est déclenché au port de Beyrouth le 10 septembre 2020 dans l'après-midi. Photo Anwar Amro/ AFP
La police militaire libanaise interrogeait vendredi une vingtaine de personnes suspectées d'être impliquées dans les travaux qui auraient provoqué l'énorme incendie qui s'est déclenché jeudi dans un hangar au port de Beyrouth, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle)
L'interrogatoire a lieu sous la supervision du parquet général militaire. Selon l'Ani, parmi les personnes interrogées, figure un responsable de l'entreprise BCC Logistics. La compagnie avait en effet loué le hangar de la zone franche où avait lieu l'opération de soudure à l'origine du sinistre d'hier. L'entreprise BCC logistics a toutefois rejeté toute responsabilité dans le nouveau drame, appelant dans un communiqué à "déterminer les causes de l'incendie", et disant se réserver "le droit de porter plainte".
L'incendie a pris jeudi dans un entrepôt utilisé par la Croix-Rouge internationale pour stocker des milliers de colis alimentaires et un demi-million de litres d'huile. Dans la nourriture se trouvaient notamment des pâtes, du sucre, du thé, des lentilles et des pois chiches, selon un communiqué de l'organisation.
Le feu spectaculaire, qui n'a pas fait de victimes, a ravivé chez les habitants de Beyrouth les souvenirs douloureux de la double explosion du 4 août qui avait ravagé des pans entiers de la ville et fait 192 morts et 6500 blessés.
Une enquête est actuellement diligentée par le procureur de la République Ghassan Oueidate, à la demande de la ministre sortante de la Justice Marie-Claude Najm.

