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Économie - Confinement

Moucharrafiyé va travailler à une « réouverture progressive » du secteur de l’horeca

Moucharrafiyé va travailler à une « réouverture progressive » du secteur de l’horeca

Les restaurants devraient rouvrir progressivement suite à la réunion d’hier entre l’Association des commerçants de Beyrouth et la commission de lutte contre le Covid-19. Photo M.A.

Le ministre démissionnaire du Tourisme et des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé, a affirmé hier sa solidarité avec le secteur du tourisme, et notamment celui de l’horeca (hôtellerie, restauration, café), annonçant qu’il allait travailler à une « réouverture progressive » des établissements, durement frappés par la crise économique et financière que traverse le Liban depuis un an. Cette déclaration intervient alors que le président du syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, boîtes de nuit et pâtisseries au Liban, Tony Rami, avait appelé mardi à la « désobéissance civile », en forçant la réouverture du secteur touristique dès hier malgré les mesures de confinement à nouveau imposées par les autorités pour enrayer la propagation du Covid-19. En fin de journée, M. Rami a annoncé que les forces de sécurité avaient fermé son restaurant al-Falamanki et dressé un mandat d’arrêt à son encontre pour son refus d’obtempérer aux mesures de confinement prises par les autorités. Dans son communiqué, le ministre démissionnaire a affirmé qu’il se tenait « aux côtés des syndicats du secteur du tourisme ». Il a estimé que les revendications de ce secteur sont justes « étant donné les circonstances économiques et financières difficiles », et à la suite des importants dégâts subis par le secteur lors de la double explosion du 4 août au port de Beyrouth. Il a toutefois appelé à « éviter les menaces et les atteintes à l’État et aux autorités officielles ». « Je vais travailler de manière constante avec les autorités concernées pour la réouverture progressive du secteur, à condition que les mesures de prévention sanitaire soient respectées », a ajouté Ramzi Moucharrafiyé. Le président du Conseil économique et social (CES), Charles Arbid, a, quant à lui, déclaré hier lors d’une réunion avec les compagnies d’assurances que « le pays rouvrirait probablement vendredi (demain) ». Ceci correspond à une demande en ce sens faite par l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) qui s’est réunie hier avec la commission de lutte contre le coronavirus. Selon l’ACB, le ministre sortant de l’Intérieur et des Municipalités, Mohammad Fahmi, va publier un communiqué pour expliciter les conditions de réouverture, sans toutefois en préciser la date. Le syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, boîtes de nuit et pâtisseries au Liban et celui des stations balnéaires ont, à la suite de cette réunion entre l’ACB et la commission, décrété qu’ils suivront les recommandations ministérielles leur ayant assuré une ouverture prochaine. Hier, le président, Michel Aoun, avait pour sa part déclaré que « la réouverture des restaurants et cafés est vitale pour le secteur du tourisme et des services, mais la santé des Libanais reste la priorité ».


Le ministre démissionnaire du Tourisme et des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé, a affirmé hier sa solidarité avec le secteur du tourisme, et notamment celui de l’horeca (hôtellerie, restauration, café), annonçant qu’il allait travailler à une « réouverture progressive » des établissements, durement frappés par la crise économique et financière que traverse le Liban depuis un an. Cette déclaration intervient alors que le président du syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, boîtes de nuit et pâtisseries au Liban, Tony Rami, avait appelé mardi à la « désobéissance civile », en forçant la réouverture du secteur touristique dès hier malgré les mesures de confinement à nouveau imposées par les autorités pour enrayer la propagation du Covid-19. En fin de journée, M. Rami...
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