Un policier contrôlant un automobiliste, dans le cadre d’une nouvelle période de confinement pour lutter contre le Covid-19. Photo AFP/Anwar Amro
Le Liban a enregistré hier trois décès des suites du coronavirus et 457 nouveaux cas de contamination, portant ainsi à 13 155 le nombre cumulé de cas depuis l’apparition de la pandémie en février, et un total de 126 décès.
Selon le rapport quotidien du ministère de la Santé, sur ces nouveaux cas, 447 ont été signalés localement, contre 10 parmi les personnes arrivant de l’étranger. À ce jour, 3 684 personnes se sont rétablies, sachant que 268 autres sont encore hospitalisées, dont 76 en soins intensifs.
Pour lutter contre la recrudescence des cas observée depuis plusieurs semaines, le gouvernement a décrété un nouveau confinement depuis le 21 août et jusqu’au 7 septembre, avec un couvre-feu de 18 heures à 6 heures. Le bouclage du pays ne concerne pas les quartiers sinistrés, ni l’Aéroport international de Beyrouth. Plusieurs secteurs ont été exemptés de ce bouclage, ce qui a suscité la grogne des commerçants et du secteur touristique.
Ce bouclage n’est toutefois pas respecté dans l’ensemble du territoire. Ainsi, à Saïda, au Liban-Sud, de nombreux commerces du vieux souk, du centre-ville et de la rue des Banques ont décidé d’ouvrir leurs portes, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Les habitants de la région ont eux aussi fait fi des mesures, en l’absence d’un contrôle des forces de l’ordre.
Les commerçants de Saïda ont déclaré dans ce cadre qu’ils ne sont pas en mesure de supporter les conséquences économiques d’un deuxième bouclage, alors que la crise économique pèse lourd. Ils ont qualifié cette décision d’« erreur », soulignant qu’ils ont appelé le gouvernement à revenir sur sa décision à maintes reprises.
Le président du Rassemblement des commerçants de Saïda et ses banlieues, Ali Charif, a ainsi affirmé que « les commerces ne constituent pas une source inquiétante de propagation du virus, parce que les clients se font rares ». « De plus, depuis le début de l’épidémie, ils ont pris les mesures de prévention nécessaires », a-t-il ajouté, soulignant que les grandes surfaces, les supermarchés, les boucheries et les épiceries sont plus dangereuses que les négoces parce qu’ils connaissent un plus grand afflux de clients.
À l’instar de nombreuses autres régions du pays, Saïda connaît une forte propagation du virus, sachant que tous les appels à la précaution et les mesures prises par le conseil municipal n’ont pas réussi à endiguer l’épidémie.


Je pense que le virus est devenu plus virulent qu'avant, ca ne manque que ca pauvre Liban
17 h 44, le 25 août 2020