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Le coronavirus, une épée de Damoclès sur la F1

Le coronavirus, une épée de Damoclès sur la F1

Dimanche, Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté in extremis le GP de F1 de Grande-Bretagne et franchi la ligne d’arrivée avec le pneu avant gauche à plat. Will Oliver/Pool/AFP

La menace du coronavirus est suspendue telle une épée de Damoclès au-dessus des GP de F1, comme l’a montré le cas de Sergio Perez, premier pilote testé positif, même si leur organisation n’est pour l’instant pas remise en cause.

Lorsque jeudi dernier, à la veille des premiers essais du GP de Grande-Bretagne, le verdict concernant le pilote de l’écurie Racing Point est tombé, les très mauvais souvenirs du GP d’Australie sont revenus. Ce qui devait être la première épreuve du championnat du monde de F1 2020, début mars à Melbourne, avait été annulé dans la confusion, au dernier moment, après le test positif d’un membre de l’équipe McLaren. Mais à Silverstone, il n’y a eu aucune panique. « Au moment où j’apprenais qu’il y avait un cas positif, on me faisait signer la superlicence pour (Nico) Hülkenberg » qui a remplacé au pied levé Sergio Perez, a souligné Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Car des protocoles stricts ont été mis en place pour l’organisation des GP. Le public n’y est pas admis et le nombre de journalistes sur place très réduit. Les équipes n’ont pas de contact les unes avec les autres et, en leur sein même, elles sont divisées en sous-unités appelées des « bulles ». « Les deux personnes qui étaient avec lui ont tout de suite été mises en quarantaine, les trois autres ont été vérifiées et puis ont été autorisées à travailler, mais à l’usine », a encore souligné Todt.

Perez s’était rendu au Mexique, en avion privé, voir sa mère souffrante, pendant la dizaine de jours entre le GP de Hongrie et celui de Grande-Bretagne. Si ces déplacements entre courses ne sont pas interdits, cela a exposé une éventuelle faille dans les protocoles en place. Une annexe au protocole Covid-19 devrait ainsi être prochainement publiée par la FIA. Elle pourrait encadrer plus étroitement les déplacements et les contacts du personnel de la F1 entre les épreuves. Au total, une quinzaine de courses, au lieu des 22 initialement prévues, devraient avoir lieu cette année. Certains organisateurs prévoient d’accueillir des spectateurs, comme à Sotchi en Russie fin septembre et à Portimao au Portugal fin octobre. Outre la F1, les célèbres 500 Miles d’Indianapolis, prévus le 23 août aux États-Unis, envisagent de recevoir 25 % du nombre de spectateurs habituel, ce qui devrait représenter environ 100 000 personnes. La course des 24 Heures du Mans, les 19 et 20 septembre, table, elle, sur une organisation de plusieurs « villages » isolés les uns des autres pouvant chacun héberger 5 000 personnes, le nombre maximum actuellement prévu par la législation sanitaire française.

Pour revenir à la F1, outre le cas Perez et deux autres concernant des employés d’une entreprise de nettoyage en Hongrie, le nombre de cas de Covid-19 est resté très limité depuis la reprise. « Ce qui m’a étonné, c’est qu’il n’y a pas eu plus de cas », souligne le docteur Gérard Saillan, président de la commission médicale de la FIA. « Qu’il y ait eu trois cas sur 12 000 tests pratiqués, cela me paraît remarquable », ajoute-t-il. Toutes les personnes présentes sur un GP sont testées au moins tous les cinq jours. Un résultat positif entraîne une mise en quarantaine immédiate de l’individu concerné et des personnes avec qui il a été en contact, pour la durée prévue par la législation du pays où a eu lieu le test. Sans reprocher à son pilote son déplacement au Mexique, Otmar Szafnauer, le manager de l’équipe Racing Point, a toutefois estimé que les règles pourraient être plus strictes concernant les déplacements entre les GP. Un sujet qui sera au cœur des modifications au protocole prochainement annoncées par la FIA.

Jean-Louis DOUBLET/AFP


La menace du coronavirus est suspendue telle une épée de Damoclès au-dessus des GP de F1, comme l’a montré le cas de Sergio Perez, premier pilote testé positif, même si leur organisation n’est pour l’instant pas remise en cause.

Lorsque jeudi dernier, à la veille des premiers essais du GP de Grande-Bretagne, le verdict concernant le pilote de l’écurie Racing Point est...

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