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Coupe de la Ligue française

Leonardo vs Juninho, acte II sur le terrain

Leurs escarmouches par médias interposés ont lancé la finale de la Coupe de la Ligue française : les directeurs sportifs Leonardo et Juninho se retrouvent vendredi pour le choc entre le Paris SG et Lyon, au cœur d’un été crucial pour eux.

Début juillet, le football français se remettait doucement du désordre provoqué par l’interruption anticipée de la Ligue 1 face à la pandémie de coronavirus, quand deux de ses plus grands clubs ont trouvé une nouvelle pomme de discorde : Neymar. « Il a signé au PSG uniquement pour l’argent. Le PSG lui a tout donné, tout ce qu’il voulait, et maintenant, il souhaite partir avant la fin de son contrat », a attaqué Juninho dans les colonnes du journal britannique The Guardian, en ajoutant que la superstar devait « se remettre en question et grandir ». « Ça serait mieux de parler de son club. Nous, on ne parle pas de la situation de l’OL et je demande à l’OL de ne pas parler de nos joueurs et de notre club », lui a répondu Leonardo, sur RMC Sport. Depuis, le soufflé médiatique est retombé entre les deux dirigeants, au fur et à mesure que grandissait la pression autour d’eux. Entre le recrutement et la Ligue des champions à venir, « Juni » comme « Leo » abordent des semaines très chargées.

Deux anciens joueurs, deux Brésiliens dont le mandat a démarré l’été dernier, mais deux profils bien opposés, quand il s’agit d’évoquer leur expérience ou leur style. Juninho, légende de l’OL, a découvert la vie de directeur sportif dans le Rhône, sans expérience à ce poste. Ses débuts n’ont pas été un succès, avec des erreurs de casting (l’entraîneur Sylvinho) qui ont plombé une saison décevante, terminée à la 7e place. Ça a été une « année d’observation ». « Il a manqué deux mois et demi (en raison de la pandémie), mais je ne peux pas dire que la saison a été bonne. Nous pourrions ne pas jouer la Coupe d’Europe la saison prochaine et si c’est le cas, ça va nous faire mal », a-t-il concédé au quotidien régional Le Progrès. L’été 2020 a été celui des ajustements avec, notamment, le départ vers Rennes de Florian Maurice, le chef du recrutement, remplacé par Bruno Cheyrou. Et nul doute que « Juni » sera très attendu pour rebâtir un effectif capable de retrouver les premières places de Ligue 1.

De par son expérience, ses réseaux, son look sobre et rasé de près, Leonardo tranche avec le débutant Juninho, lunettes rondes et barbe grisonnante. Attirant notamment Mauro Icardi et Keylor Navas en août dernier, « Leo » a réussi son retour dans la capitale, où il avait œuvré entre 2011 et 2013 aux mêmes fonctions. Son été 2020 a surtout été occupé par le dossier brûlant des fins de contrat : s’il est parvenu à convaincre Thiago Silva de rester jusqu’en août, Edinson Cavani, Thomas Meunier – qui l’a beaucoup critiqué – et Tanguy Kouassi sont partis par la petite porte, laissant un gros vide dans l’effectif. Comme à Lyon, il faudra attendre la fin de la C1 pour voir le dossier de leurs remplacements évoluer, dans un mercato inédit qui se termine en octobre. « Leo » a du boulot, sans compter les prolongations de Kylian Mbappé et Neymar qui sont aussi sur la table.

La lecture de leur agenda dans les semaines à venir souligne l’importance de la Ligue des champions, dernier rendez-vous d’une saison 2019-2020 tronquée par le coronavirus. Le résultat en C1 donnera le ton à l’heure de tirer un bilan. Lyon rêve d’un exploit en 8e de finale retour contre la Juventus Turin, en Italie le 7 août, afin de voir le tournoi final à huit (Final 8) de Lisbonne (12-23 août), pour lequel le PSG est déjà qualifié. « En quarts de finale, tout le monde a sa chance », a assuré Juninho au Progrès. En revanche, des échecs en Coupe de la Ligue et en C1 pourraient condamner l’OL à sa première saison sans Europe depuis 1997. « Le format est différent, et chacune de ces équipes aura la chance de gagner », s’est accordé à dire Leonardo, dont l’équipe rencontrera l’Atalanta Bergame en quarts le 12 août. À la clé, un quintuplé historique que le PSG pourrait chercher l’été de son cinquantenaire.

Mais, entre « Juni » et « Leo », vendredi, il n’y aura qu’un seul vainqueur.

Source : AFP


Leurs escarmouches par médias interposés ont lancé la finale de la Coupe de la Ligue française : les directeurs sportifs Leonardo et Juninho se retrouvent vendredi pour le choc entre le Paris SG et Lyon, au cœur d’un été crucial pour eux.

Début juillet, le football français se remettait doucement du désordre provoqué par l’interruption anticipée de la Ligue 1 face...

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