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Grande-Bretagne

Un ex-espion britannique regrette que son dossier sur Trump et la Russie ait été publié


Un ex-espion britannique regrette que son dossier sur Trump et la Russie ait été publié

L'ancien agent secret britannique Christopher Steele à son arrivée au tribunal à Londres, le 22 juillet 2020. AFP / Tolga AKMEN

L'ancien agent secret britannique Christopher Steele a affirmé mercredi qu'il n'avait jamais voulu que sa compilation de rapports non-vérifiés liant le président américain Donald Trump à la Russie soit publiée, au cours d'un procès en diffamation à Londres.

Christopher Steele est poursuivi devant la Haute Cour de la capitale britannique par un entrepreneur russe, Aleksej Gubarev, dont le nom était cité dans ce dossier, qui avait été en totalité rendu public par le site internet Buzzfeed dix jours avant l'investiture de Donald Trump en janvier 2017.

Mandaté par le camp démocrate pendant la campagne pour l'élection américaine de 2016, Christopher Steele avait compilé des renseignements bruts. Certaines de ses découvertes ont alimenté l'enquête du procureur spécial Robert Mueller qui au terme de deux ans passés sur cette affaire a conclu qu'il existait des preuves d'ingérences russes dans la campagne électorale mais pas de collusion avec l'équipe de Donald Trump. Il a affirmé qu'il n'avait jamais eu l'intention de divulguer les informations contenues dans son dossier et que s'il avait été au courant, il aurait fait "tout ce qui était en (son) pouvoir pour l'empêcher".

Dans un témoignage écrit dans le cadre de cette procédure, il a fait valoir qu'il n'était absolument pas dans l'intérêt de sa société, Orbis, que le fruit de son travail de renseignement se retrouve dans le domaine public, "surtout sous forme brute ou non analysée", d'autant qu'il savait que certains éléments étaient "invérifiables". Il a qualifié une telle publicité de "professionnellement ruineuse" pour sa réputation, dans un domaine où discrétion et confidentialité sont essentielles.

Mardi, M. Gubarev a contesté les accusations selon lesquelles les services de sécurité russes ont utilisé sa société informatique Webzila pour pirater des documents de la campagne d'Hillary Clinton, alors candidate démocrate à la Maison Blanche. Parus sur le site de Julian Assange, Wikileaks, ces documents avaient contribué à l'affaiblir. Voué aux gémonies par le camp Trump, qui reproche à son dossier d'avoir mené à l'ouverture de "l'enquête russe", Christopher Steele avait disparu de la circulation au moment où il avait été révélé et cultive depuis la discrétion, s'exprimant rarement.


L'ancien agent secret britannique Christopher Steele a affirmé mercredi qu'il n'avait jamais voulu que sa compilation de rapports non-vérifiés liant le président américain Donald Trump à la Russie soit publiée, au cours d'un procès en diffamation à Londres.Christopher Steele est poursuivi devant la Haute Cour de la capitale britannique par un entrepreneur russe, Aleksej Gubarev, dont le...