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Culture

Discret, fin, sensible et cultivé...

Discret, fin, sensible et cultivé...

L’affiche de l’exposition des œuvres de Halim Jurdak à Dar el-Fan, en 1971. Photo DR

C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris ce matin la nouvelle du décès de Halim Jurdak, après plusieurs années de lutte avec la maladie.

Halim est parti sur la pointe des pieds, avec la discrétion dont il s’était entouré toute sa vie.

Discret, fin, sensible et cultivé, Halim n’était pas uniquement un grand peintre, mais aussi un grand penseur.

Né en 1927 au Liban, et passionné d’art, Jurdak a entamé ses études à l’Académie libanaise des beaux-arts à Beyrouth, avant de continuer à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Il était le premier artiste libanais à travailler la gravure depuis les années 50, mais il lui fut impossible de limiter sa vision avant-gardiste et sa créativité à un seul médium. Ses sculptures, gravures, dessins au Bic, au crayon à mine ou aux Caran d’Ache ont été travaillés avec autant de passion que ses peintures.

Attaché à ses œuvres comme on s’attache à ses enfants, Jurdak cachait souvent les meilleures. Son intérêt n’a jamais été de vendre toute sa production, mais il cherchait à faire reconnaître la qualité de son travail et ambitionnait d’égaler les grands maîtres, ce qu’il a bien réussi à faire.

Il a exposé à Dar el-Fan en 1970, et j’ai eu de la chance de pouvoir lui organiser plusieurs expositions à la galerie Janine Rubeiz, dont la dernière en 2015.

Lié d’amitié à Etel Adnan, Yvette Achkar et Aref el-Rayess, pour ne citer que ceux-là, Jurdak est sans aucun doute l’un des peintres libanais de la première grande génération, reconnu non seulement au Liban, mais internationalement aussi. Il a reçu des prix dans plusieurs pays, dont le premier prix de gravure de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1961, et une mention à la Biennale de la Méditerranée, Alexandrie, en 1969, et son œuvre fait partie de nombreuses collections prestigieuses.

La galerie Janine Rubeiz lui prépare une exposition hommage en octobre 2020.

Les funérailles auront lieu aujourd’hui mardi 21 juillet à 16h en l’église Sainte-Tècle dans son village à Aïn el-Sindyaneh (Choueir), cérémonie durant laquelle l’État libanais doit lui remettre une décoration.

Nadine BEGDACHE

Directrice de la galerie

Janine Rubeiz

C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris ce matin la nouvelle du décès de Halim Jurdak, après plusieurs années de lutte avec la maladie.Halim est parti sur la pointe des pieds, avec la discrétion dont il s’était entouré toute sa vie.Discret, fin, sensible et cultivé, Halim n’était pas uniquement un grand peintre, mais aussi un grand penseur.Né en 1927 au Liban, et passionné d’art, Jurdak a entamé ses études à l’Académie libanaise des beaux-arts à Beyrouth, avant de continuer à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.Il était le premier artiste libanais à travailler la gravure depuis les années 50, mais il lui fut impossible de limiter sa vision avant-gardiste et sa créativité à un seul médium. Ses sculptures, gravures, dessins au Bic, au crayon à mine ou aux Caran d’Ache ont...
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