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Économie - Repère

Cinq chiffres pour comprendre les enjeux du sommet européen

Cinq chiffres pour comprendre les enjeux du sommet européen

De gauche à droite : la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Emmanuel Macron, et le président du Conseil européen, Charles Michel, à Bruxelles avant un sommet européen, le 17 juillet 2020. Stéphanie Lecocq/AFP/Pool

Les 27 dirigeants de l’Union européenne se sont retrouvés hier pour négocier un plan de relance de l’économie, minée par la crise liée à la pandémie de Covid-19, qui viendra s’adosser à son prochain budget. Cinq chiffres illustrent l’enjeu des négociations:

- Un budget pluriannuel de plus de 1 070 milliards d’euros (1 223 milliards de dollars). Le président du Conseil européen Charles Michel propose pour le « cadre financier pluriannuel » (CFP) 2021-2027 de l’UE un compromis à 1 074,3 milliards d’euros, soit 20,5 milliards de moins que le précédent, rejeté lors d’un sommet en février, avant que la pandémie n’atteigne le continent.

- Un plan de relance à 750 milliards d’euros (857 milliards de dollars). La Commission propose un nouvel « instrument » de relance, concentré sur la période 2020-2024, qui serait doté de 750 milliards et financé par des emprunts réalisés par l’exécutif européen au nom de l’UE, une opération jamais vue à cette échelle pour l’Europe, en s’inspirant de la proposition franco-allemande d’une dette commune.

- Une répartition 500-250 (571- 285 dollars) entre subventions et prêts. Le volume total du fonds de relance fait débat, ainsi que la redistribution prévue par la Commission via 500 milliards de subventions (des enveloppes à disposition des États) et 250 milliards de prêts (qui devront être remboursés par les gouvernements qui y ont recours). Les partisans d’une orthodoxie budgétaire stricte, les « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark, Finlande), souhaitent diminuer le montant du fonds de relance et que tout se fasse sous forme de prêts.

- Plus de 300 milliards d’euros (342 milliards de dollars) de soutien aux réformes. Pour accéder à cet instrument, les États devront élaborer des plans de réformes et d’investissements. Une bataille a lieu autour de la façon dont ils seront approuvés. Idem pour le versement effectif de l’argent une fois les plans réalisés. Le montant total disponible sous forme de subventions serait de 310 milliards d’euros (et 250 milliards supplémentaires sous forme de prêts). Les 190 milliards (217 milliards de dollars) restants pour arriver aux 500 de subventions sont répartis dans différents programmes. Selon des sources européennes, c’est dans ce pot que des coupes via des prêts plutôt que des subventions pourraient être effectuées.

- Remboursement sur 30 ans, dès 2026. Charles Michel propose de commencer les remboursements dès 2026, dernière année du CFP en discussion, contre 2028 dans la proposition de la Commission. Ces remboursements se termineraient au plus tard en 2058.

Source : AFP

Les 27 dirigeants de l’Union européenne se sont retrouvés hier pour négocier un plan de relance de l’économie, minée par la crise liée à la pandémie de Covid-19, qui viendra s’adosser à son prochain budget. Cinq chiffres illustrent l’enjeu des négociations:- Un budget pluriannuel de plus de 1 070 milliards d’euros (1 223 milliards de dollars). Le président du Conseil européen Charles Michel propose pour le « cadre financier pluriannuel » (CFP) 2021-2027 de l’UE un compromis à 1 074,3 milliards d’euros, soit 20,5 milliards de moins que le précédent, rejeté lors d’un sommet en février, avant que la pandémie n’atteigne le continent.- Un plan de relance à 750 milliards d’euros (857 milliards de dollars). La Commission propose un nouvel « instrument » de relance,...
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