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France TV : huit candidats dans les starting-blocks pour la présidence

France TV : huit candidats dans les starting-blocks pour la présidence

Le siège de France Télévisions. Photo d’archives MAXPPP

Le top départ de la course à la présidence de France Télévisions a été lancé mercredi par le CSA : huit candidats vont se disputer le poste le plus important de l’audiovisuel français, parmi lesquels l’actuelle dirigeante Delphine Ernotte. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui nommera pour la seconde fois un dirigeant de France Télévisions, a reçu 12 candidatures, contre plus de 30 en 2015 quand le processus offrait la possibilité de postuler en secret. Quatre ont été jugées non recevables. Outre Delphine Ernotte, les candidats en lice sont Christopher Baldelli, ancien patron de RTL qui a également dirigé France 2, Serge Cimino et Michel Goldstein, tous deux journalistes à France Télévisions, Pierre-Étienne Pommier, conseiller numérique de La République en marche à l’Assemblée (LREM), Jean-Paul Philippot, patron du groupe audiovisuel belge RTBF, Serge Schick, ex-directeur de la stratégie de Radio France, et Sandrine Roustan, qui travaille pour le deuxième plus gros groupe médiatique chinois Shanghai Media et est passée par M6 et France 4. Quatre d’entre eux seront auditionnés lundi et les quatre autres mardi par le CSA qui donnera au plus tard vendredi 24 le nom du candidat retenu pour un mandat de cinq ans. L’heureux élu sera choisi par un vote à la majorité des six membres du CSA, le septième, Hervé Godechot, ne pouvant pas légalement participer au processus en sa qualité d’ancien de France Télévisions. Les auditions se dérouleront en deux parties : l’une publique, l’autre à huis clos. La procédure se veut transparente, avec des auditions en partie publiques, pour éviter les couacs de la précédente nomination, très critiquée pour son opacité et même contestée en justice par des syndicats du groupe.

Numérique et synergies

Cette nouvelle nomination intervient dans un contexte particulier : ce poste, d’ordinaire très convoité, avait perdu de son attrait avec la réforme attendue de l’audiovisuel, qui prévoyait la création d’une holding et donc d’un nouveau « superprésident » de l’audiovisuel public. L’abandon de la réforme pour cause de coronavirus n’a pas suffi à relancer l’intérêt pour le poste. Le prochain ou la prochaine dirigeante gérera environ 9 600 salariés (pour un budget de 3 milliards d’euros) et supervisera la programmation des cinq chaînes d’un groupe qui a enregistré la meilleure part d’audience de la saison (28,6 %). Un certain nombre de dossiers l’attendent : la fermeture de France Ô et France 4, prévue en août, mais qui pourrait obtenir un sursis, et la gestion de l’après-crise sanitaire, qui devrait entraîner une perte d’exploitation de 22 millions d’euros, dans un contexte de restrictions budgétaires. Il ou elle sera aussi aux manettes pour la prochaine présidentielle en 2022.

Première femme nommée à la tête de France Télévisions, pour succéder à Rémy Pflimlin, Delphine Ernotte serait la première dirigeante du groupe à être reconduite pour un second mandat si elle était à nouveau choisie. Dans son projet stratégique, elle souhaite notamment faire de France 4 la chaîne de l’éducation et de la jeunesse, lancer « une offre numérique en symbiose » avec France Bleu et créer France Médias+, « plate-forme d’agrégation numérique commune de tous les contenus audio et vidéo de l’audiovisuel public ». Christopher Baldelli, présenté par plusieurs médias comme son principal challenger, souhaite regrouper toutes les offres numériques de France TV sous une seule marque. Côté programmes, il veut supprimer les séries américaines en prime time et lancer une émission culturelle quotidienne. À l’inverse, Jean-Paul Philippot souhaite « approfondir une approche différenciée par type de public et par type d’usage ». Il promet aussi d’être « intransigeant contre toutes les formes de harcèlement, de discrimination et de racisme ». Sandrine Rostan souhaite renommer France Télévisions en France Médiavisions en accélérant sur le numérique. Michel Goldstein mise sur l’e-sport et « la bienveillance », tandis que Serge Cimino, délégué SNJ à France Télévisions qui s’était déjà présenté en 2015, a centré son projet sur les salariés. Pierre-Étienne Pommier, qui propose un duo avec Catherine Smadja, ancienne de la BBC, souhaite accélérer les synergies avec les autres entreprises de l’audiovisuel public, tout comme Serge Schick pour qui le groupe doit affirmer sa différence.

Source : AFP


Le top départ de la course à la présidence de France Télévisions a été lancé mercredi par le CSA : huit candidats vont se disputer le poste le plus important de l’audiovisuel français, parmi lesquels l’actuelle dirigeante Delphine Ernotte. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui nommera pour la seconde fois un dirigeant de France Télévisions, a reçu 12 candidatures,...

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