Des bâtiments en construction sur la plage de Ramlet el-Baïda, à Beyrouth. Photo d'illustration Anne Ilcinkas
Selon le rapport préliminaire remis mardi par le ministère des Transports et des Travaux publics au procureur général près la cour de cassation, Ghassan Oueidate, l'Etat a perçu jusqu'à présent 241 milliards de livres dans le cadre des contraventions imposées aux exploitants de biens-fonds maritimes.
En mai, le procureur avait demandé au ministre des Transports et des Travaux publics, Michel Najjar (Marada), d'ordonner l'évacuation des biens-fonds maritimes illégalement exploités et de confisquer les biens qui s'y trouvent, dans le cadre de la lutte contre ces violations que l'Etat tarde à sanctionner. M. Najjar avait ensuite donné la possibilité aux exploitants de réguler leurs exploitations illégales de ces biens-fonds, jusqu'au 12 août.
Les amendes collectées dans ce cadre pourraient atteindre les 700 milliards de livres de rentrées, selon le rapport des Travaux publics.
De grandes portions des biens-fonds maritimes qui sont censés être publiques sont illégalement exploitées depuis des années par des propriétaires privés, notamment à travers des projets d'habitation ou de centres balnéaires. Sanctionner ces empiétements illégaux est souvent présenté comme un moyen d'assurer des ressources considérables pour les caisses de l’État qui fait face à sa pire crise économique et financière en trente ans. Ces sanctions sont régulièrement réclamées par divers groupes issus de la société civile qui militent pour le libre accès au littoral libanais.


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