Le militant et avocat Wassef Haraké. Photo tirée de son compte Facebook
Le ministre libanais des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé, a annoncé vendredi qu'il avait porté plainte contre les agresseurs de l'avocat et activiste antipouvoir Wassef Haraké, attaqué en pleine rue la semaine dernière à Beyrouth.
Dans un tweet, M. Moucharrafiyé a indiqué avoir adressé au procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, une lettre dans laquelle il s'engage à poursuivre en justice ces agresseurs, appréhendés la veille par les Forces de sécurité intérieure. "Nous refusons et condamnons ce qu'il s'est passé", a ajouté le ministre dans son tweet.
Jeudi, Ramzi Moucharrafiyé avait démenti des informations selon lesquelles l'agression de l'avocat serait liée à une action menée par le mouvement de contestation dans un bâtiment du ministère des Affaires sociales, à laquelle M. Haraké avait participé.
Le député druze Talal Arslane, chef du Parti démocratique libre (PDL), dont se réclame le ministre Moucharrafiyé, a de son côté affirmé qu'il ne "cache pas les personnes impliquées" dans cette agression "inacceptable".
Le 3 juillet dernier, alors qu'il quittait les locaux de la Voix du Liban dans le quartier d'Achrafieh à Beyrouth, Wassef Haraké a été agressé, selon son récit, par quatre personnes qui circulaient à motocyclettes. Il a été frappé au moyen d'"objets tranchants" et ses assaillants ont tenté de lui dérober son téléphone portable.


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