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Fuel frelaté

La juge Aoun lance des poursuites contre une série de responsables et d'entreprises

La juge Aoun lance des poursuites contre une série de responsables et d'entreprises

Le siège d'Electricité du Liban à Beyrouth. Photo d'archives P.H.B.

La procureure générale près la cour de cassation du Mont-Liban, Ghada Aoun, a clôturé lundi son étude du dossier du fuel non conforme aux normes livré à Electricité du Liban et a décidé de lancer des poursuites contre plusieurs responsables et sociétés. 

Dans ce dossier, qui avait secoué l'opinion publique et la scène politique, la juge a décidé de poursuivre la directrice générale du pétrole au sein du ministère de l’Énergie, Aurore Feghali, et le directeur général des installations pétrolières, Sarkis Hleiss, pour négligence professionnelle. Ils risquent jusqu'à deux ans de prison. 

Mme Aoun a également poursuivi les sociétés ZR Energy DMCC, ZR Energy Group Holding et Sonatrach BVI pour fraude. Ibrahim Zouk, directeur exécutif de ZR Energy DMCC, Tarek Faoual,représentant de Sonatrach au Liban, et Teddy Rahmé, PDG de ZR Energy, sont, eux, poursuivis pour fraude et blanchiment d'argent. Ils risquent jusqu'à 7 ans de prison. Plusieurs employés des installations pétrolières de Deir Ammar et Zahrani sont de leur côté poursuivis pour faux et usage de faux et pots-de-vin. 

La justice libanaise s'était saisie de l'affaire de ce fuel non conforme aux normes requises il y a plusieurs semaines. Elle avait été critiquée par certaines formations politiques, notamment les Marada du leader maronite du Nord Sleimane Frangié, notamment parce que les plaintes sur ce plan ont été initiées par le Courant patriotique libre, dirigé par Gebran Bassil, opposant politique de M. Frangié. Suite à ce scandale, la compagnie publique algérienne Sonatrach a fait part au gouvernement libanais de son refus de prolonger son contrat pour l'exportation de fuel, que le cabinet de Hassane Diab souhaitait initialement renouveler. 

Par ailleurs, le ministre de l'Energie, Raymond Ghajar, a justifié la pénurie de fuel sur le marché libanais, alors que l'approvisionnement en courant électrique dans le pays est rationné, par la mise sous séquestre de deux navires d'une filiale de Sonatrach transportant du fuel vers le Liban.



La procureure générale près la cour de cassation du Mont-Liban, Ghada Aoun, a clôturé lundi son étude du dossier du fuel non conforme aux normes livré à Electricité du Liban et a décidé de lancer des poursuites contre plusieurs responsables et sociétés. 

Dans ce dossier, qui avait secoué l'opinion publique et la scène politique, la juge a décidé de poursuivre la...