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Liban

Rationnement de l'électricité : Ghajar met en cause la saisie de navires de Sonatrach

Rationnement de l'électricité : Ghajar met en cause la saisie de navires de Sonatrach

Le ministre libanais de l'Energie, Raymond Ghajar, lors d'un point presse à l'issue d'un entretien avec le président Michel Aoun au palais de Baabda, le 11 juin 2020. Photo Dalati et Nohra

Le ministre libanais de l'Energie Raymond Ghajar a mis en cause jeudi la mise sous séquestre de deux navires d'une filiale de la compagnie publique algérienne Sonatrach transportant du fuel vers le Liban pour justifier la pénurie de ce produit sur le marché libanais, alors que l'approvisionnement en courant électrique dans le pays est rationné.

"Le rationnement est dû à un manque de fuel. Si le fuel prend tant de retard à être livré, c'est à cause d'une affaire judiciaire", a expliqué Raymond Ghajar, mettant en cause "la mise sous séquestre des deux navires" de Sonatrach devant livrer le fuel au Liban, alors que les Libanais se plaignent d'un rationnement de plus en plus drastique du courant électrique, et qui devrait empirer au moins jusqu'au 8 juillet, selon les propres mots du ministre de l'Energie. "Sonatrach refuse de nous livrer le fuel avant la levée du séquestre sur ses deux navires", a affirmé le ministre. "Après cette levée, nous reviendrons au contrat qui était en vigueur", a-t-il expliqué, selon des propos rapportés par notre correspondante Hoda Chedid. "Il n'y a pas de raisons financières derrière ce rationnement et 60.000 tonnes de fuel doivent être livrées la semaine prochaine. L'alimentation va s'améliorer avec la première livraison, et la seconde se fera cinq jours plus tard. La troisième doit intervenir le 17 juillet", a expliqué M. Ghajar. Il a toutefois indiqué que "le rationnement durant le week-end sera similaire à celui qui a lieu aujourd'hui".

Sur fond du scandale du fuel frelaté livré par la société nationale algérienne Sonatrach, la procureure générale près la cour d'appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, avait demandé fin mai à la Direction des douanes de saisir le navire de transport de carburant Asopos qui s’est avéré chargé de fuel frelaté destiné aux centrales électriques de Zouk et de Jiyé, et qui se trouve actuellement au large du port de Jounieh. Un autre navire de la compagnie semble également avoir été mis sous séquestre.


Le ministre libanais de l'Energie Raymond Ghajar a mis en cause jeudi la mise sous séquestre de deux navires d'une filiale de la compagnie publique algérienne Sonatrach transportant du fuel vers le Liban pour justifier la pénurie de ce produit sur le marché libanais, alors que l'approvisionnement en courant électrique dans le pays est rationné.

"Le rationnement est dû à un...