LibanPost a publié hier sur ses réseaux sociaux une photo montrant une planche non découpée de 40 billets de banques de 50 000 livres libanaises émis le premier janvier 2019 par la Banque du Liban (BDL). Cette planche, qui n’est ni plus ni moins qu’un objet de collection, doit en principe être mise en vente à partir d’aujourd’hui dans les antennes de LibanPost à 2 200 000 livres, alors que la valeur mathématique de 40 billets de 50 000 livres est de 2 000 000 livres.
Bien qu’elle ne soit pas anormale compte tenu de la nature de l’objet, cette différence de prix a fait réagir beaucoup d’internautes sur différents réseaux sociaux. Certains d’entre eux ont pointé du doigt le caractère déplacé du prix de vente de cet objet, à un moment où de nombreuses Libanais traversent d’importantes difficultés pour vivre en raison de la crise économique et financière qui sévit dans le pays. Une crise qui se traduit notamment par une dépréciation violente de la livre par rapport au dollar. D’autres ont ironisé en affirmant que la BDL a émis ces planches de billets « pour que (les Libanais) puissent payer leurs courses, le billet de 50 000 livres ne valant plus rien », en marge de l’inflation galopante des prix à laquelle fait face le pays du Cèdre depuis plusieurs mois.
Contacté par L’Orient-Le Jour, le service client de LibanPost a confié que plusieurs personnes avaient appelé l’entreprise pour s’enquérir sur la différence de prix. La BDL propose, elle, d’autres planches de billets de collection de différentes coupures (1 000 ; 5 000 ; 20 000 ; 50 000 et 100 000 livres – celle de 10 000 livres est absente), et de dates d’émission différentes (à partir de 2008).

