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Économie - Conjoncture

Relance : le CES lance des consultations sectorielles

Relance : le CES lance des consultations sectorielles

Le Conseil économique et social a prévu deux nouvelles réunions demain. Photo DR

Le président du Conseil économique et social, Charles Arbid, a lancé hier à Beyrouth une série de consultations avec des représentants des différents secteurs de l’économie libanaise visant à identifier, dans un laps de temps assez court, un panier de mesures concrètes de relance économique pouvant être rapidement appliquées.

Les deux premières séances ont été consacrées aux secteurs agricole et industriel et se sont déroulées en présence des ministres concernés, respectivement Abbas Mortada et Imad Hoballah. Le vice-président de la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, Nabil Fahed, et celui de l’Association des industriels libanais, Ziad Bekdache, figuraient parmi leurs principaux interlocuteurs. Selon Charles Arbid, ces réunions devraient permettre d’aboutir sur un document final qui sera transmis au gouvernement et au Parlement. Les mesures s’articuleront sur quatre axes : les facilités et aménagements pouvant être accordés par l’État (baisse de charges, report d’échéances), ceux pouvant être concédés par le secteur bancaire (ligne de crédit, baisse des intérêts), ceux pouvant modifier les relations entre acteurs économiques (loyers des baux commerciaux, emploi) et enfin ceux pouvant renforcer la protection sociale.

Rapport de JPMorgan

Selon une source proche du CES, les discussions ont pour objectif d’identifier des mesures « réalistes » pouvant être mises en place, à l’image de la lutte contre la contrebande ou de la stabilisation du taux dollar/livre, les deux principales demandes revenues sur la table hier. Elle ajoute que l’initiative est soutenue par les trois présidences au sommet de l’État. Les deux prochaines réunions seront programmées demain avec les ministres des l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, et des Travaux publics et des Transports, Michel Najjar. Le CES est une assemblée consultative créée en 1995 et inspirée du modèle français. Sa mission est d’institutionnaliser le dialogue entre les différents représentants du secteur privé et de formuler des recommandations pour orienter les politiques publiques.

Le Liban traverse depuis l’année dernière la pire crise économique de ces trente dernières années, tandis que l’État, qui a fait défaut sur ses obligations en devises (eurobonds) en mars dernier, négocie le déblocage d’une aide financière auprès du Fonds monétaire international (FMI). La 14e réunion prévue hier a été décalée à jeudi. Selon un récent rapport publié par la banque américaine JPMorgan, l’économie libanaise s’est contractée de 6,9 % en 2019 et devrait encore reculer en 2020 et 2021, de respectivement 14 % et 4 %. Dans son plan de redressement du pays adopté fin avril et qui sert de base dans ses négociations avec le FMI, le gouvernement libanais avait anticipé une contraction du PIB de 13,8 % en 2020 et de 4,4 % en 2021.

Le président du Conseil économique et social, Charles Arbid, a lancé hier à Beyrouth une série de consultations avec des représentants des différents secteurs de l’économie libanaise visant à identifier, dans un laps de temps assez court, un panier de mesures concrètes de relance économique pouvant être rapidement appliquées.Les deux premières séances ont été consacrées aux secteurs agricole et industriel et se sont déroulées en présence des ministres concernés, respectivement Abbas Mortada et Imad Hoballah. Le vice-président de la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, Nabil Fahed, et celui de l’Association des industriels libanais, Ziad Bekdache, figuraient parmi leurs principaux interlocuteurs. Selon Charles Arbid, ces réunions devraient permettre d’aboutir sur un document final qui sera...
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