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Politique

Ils ont dit... à propos de la grogne populaire face à la flambée du dollar

Ils ont dit... à propos de la grogne populaire face à la flambée du dollar

– Saad Hariri, ancien Premier ministre et chef du courant du Futur, sur Twitter : « Menacer de destituer Riad Salamé est une folie des points de vue économique, politique et constitutionnel. Une telle destitution va décapiter l’économie du pays. Les dirigeants cherchent surtout à échapper aux conséquences négatives de leurs décisions et de leurs actions, et non à trouver une solution pour sauver l’économie et mettre fin à l’effondrement de la livre. Le sexennat et son gouvernement mènent les Libanais vers l’inconnu en rendant l’économie otage des règlements de comptes politiques. Il s’agit d’une mentalité vindicative, à la recherche d’un bouc émissaire. »

– Samir Geagea, chef des Forces libanaises, sur Twitter : « Tant que le Hezbollah, Gebran Bassil et leurs alliés sont au pouvoir, préparez-vous à une mauvaise nouvelle et une détérioration de la situation chaque matin. »

– Sleiman Frangié, chef du parti Marada, sur Twitter : « La révolution du peuple est légitime, et il faut écouter l’appel d’une population énervée et qui a faim. »

– Wi’am Wahhab, ancien ministre, sur Twitter : « La révolution de la faim ne pardonnera pas, et le problème du gouvernement est qu’il continue à traiter avec les gens avec la même logique qu’auparavant. Un seul mot du président Michel Aoun et du Premier ministre Hassane Diab pourrait calmer le marché. Destituer Riad Salamé, c’est aller vers l’inconnu. Attention à ne pas prendre de décisions hâtives. »

– Nohad Machnouk, ancien ministre, sur Twitter : « Évoquer la destitution de Riad Salamé, c’est alimenter le complot pour ruiner le secteur bancaire, voler les déposants et empêcher la loi César (loi américaine qui sanctionne les entités venant en aide au régime syrien) d’être appliquée. »

– Ahmad Kabalan, mufti jaafarite, lors du prêche du vendredi : « Nous vivons un désastre. La pauvreté s’invite dans tous les foyers et la faim menace l’ensemble des Libanais. Le chômage fait rage et le dollar flambe à cause de la loi César qui va faire du mal à l’économie libanaise bien avant la syrienne. Le gouvernement doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la scène interne, encourager la production nationale et renforcer la capacité des Libanais à faire face à ceux qui essaient de les faire plier. »

– Ali Fadlallah, uléma, lors du prêche du vendredi à Haret Hreik : « Les gens vont sans doute continuer à manifester. Ils ne peuvent plus supporter la hausse sans précédent du taux de change qui a fait doubler le prix des denrées alimentaires et qui menace le pouvoir d’achat (...) Nous appelons le gouvernement à calmer la colère de la rue car on ne sait pas quelles pourraient en être les conséquences et qui pourrait tenter d’en tirer profit. »

– Saad Hariri, ancien Premier ministre et chef du courant du Futur, sur Twitter : « Menacer de destituer Riad Salamé est une folie des points de vue économique, politique et constitutionnel. Une telle destitution va décapiter l’économie du pays. Les dirigeants cherchent surtout à échapper aux conséquences négatives de leurs décisions et de leurs actions, et non à trouver une solution pour sauver l’économie et mettre fin à l’effondrement de la livre. Le sexennat et son gouvernement mènent les Libanais vers l’inconnu en rendant l’économie otage des règlements de comptes politiques. Il s’agit d’une mentalité vindicative, à la recherche d’un bouc émissaire. »– Samir Geagea, chef des Forces libanaises, sur Twitter : « Tant que le Hezbollah, Gebran Bassil et leurs alliés sont...
commentaires (1)

"la loi César qui faire du mal à l’économie libanaise" si, et seulement si. le pouvoir s'entête à soutenir la milice iranienne. Il a le choix: continuer cette politique suicidaire, ou bien profiter de l'occasion qui lui est donnée de desserrer les tentacules de la pieuvre qui l'étouffe.

Yves Prevost

07 h 10, le 13 juin 2020

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Commentaires (1)

  • "la loi César qui faire du mal à l’économie libanaise" si, et seulement si. le pouvoir s'entête à soutenir la milice iranienne. Il a le choix: continuer cette politique suicidaire, ou bien profiter de l'occasion qui lui est donnée de desserrer les tentacules de la pieuvre qui l'étouffe.

    Yves Prevost

    07 h 10, le 13 juin 2020

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