La Grèce a ouvert mardi le livre d’offres pour une obligation à dix ans visant à lever 2,84 milliards de dollars pour pallier les conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus, selon des sources concordantes. L’échéance de cette obligation est fixée au 17 juin 2030, selon un communiqué de la Bourse d’Athènes. Cette obligation intervient moins de deux mois après la levée de 2,27 milliards de dollars lors d’une émission à sept ans en avril. « Il s’agit de la troisième sortie sur les marchés (d’emprunt) depuis le début de l’année », a rappelé le porte-parole du gouvernement Stelios Petsas lors d’un point de presse. Il a souligné que « les offres allaient dépasser la somme demandée », comme cela a été le cas lors des deux émissions précédentes, ce qui montre « la confiance des marchés ». Selon le site financier Euro2day, les offres pour cette obligation à dix ans « ont dépassé les 17,02 milliards de dollars » quelques heures après l’ouverture du livre d’offres.
Athènes a mandaté les banques BNP Paribas, BofA, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC et JPMorgan pour gérer cette opération. Bien que moins touchée que ses partenaires européens par la pandémie, la Grèce ne va pas échapper à une récession « profonde », qui pourrait atteindre jusqu’à 13 % avant une reprise de 5 % l’année prochaine, selon les prévisions gouvernementales.
Les mesures de soutien annoncées par la Commission européenne aux pays membres et la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d’augmenter ses rachats de dettes publique et privée, ont créé un climat favorable à la détente des taux des obligations grecs, selon des experts. L’économie grecque est toujours en convalescence après une crise financière entre 2010 et 2018. Le pays n’est revenu sur les marchés obligataires qu’en août 2018.


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