Rechercher
Rechercher

Sport - Football / Espagne

Barça et Real, de la ferveur au silence

La LaLiga reprend sa saison le 11 juin à huis clos, bien loin des chaudes soirées sportives qui animaient le Camp Nou et le Santiago-Bernabeu.

Le public du stade Santiago-Bernabeu, antre du Real Madrid, lors du clásico retour de LaLiga remporté (2-0) par le FC Barcelone, le 1er mars dernier, avant l’interruption de la saison. Juan Medina/Reuters

Oubliez la ferveur du Camp Nou et du Santiago-Bernabeu : le FC Barcelone et le Real Madrid, clubs ayant le plus de revenus au monde, disputeront leur fin de saison dans le silence du huis clos, un cadre inhabituel imposé par la pandémie de coronavirus. Avec la reprise du championnat d’Espagne le 11 juin, le Camp Nou, le plus grand stade d’Europe (99 354 places), résonnera à vide devant les exploits de Lionel Messi et d’Antoine Griezmann, tandis que le Real Madrid va délaisser sa cathédrale du Bernabeu (81 000 places) pour la petite enceinte champêtre du stade d’entraînement Alfredo Di Stéfano et ses 6 000 sièges, dans la banlieue de Madrid.


Avec la reprise du championnat d’Espagne le 11 juin, le Camp Nou, le plus grand stade d’Europe (99 354 places), résonnera à vide devant les exploits de Lionel Messi et d’Antoine Griezmann. Albert Gea/Reuters


Habitué aux chaudes soirées sportives, comme le clásico de LaLiga contre le Real disputé dans la fièvre des revendications indépendantistes catalanes fin décembre dernier (0-0), le FC Barcelone devra s’habituer à disputer ses rencontres à domicile sans public. Pour l’équipe blaugrana, ce ne sera pas inédit : le 1er octobre 2017, le Barça avait déjà remporté un match de championnat contre Las Palmas (3-0), avec un doublé de Messi, dans son stade fermé au public par la direction barcelonaise qui dénonçait les violences commises autour d’un référendum d’autodétermination controversé en Catalogne. La « pire expérience professionnelle » pour Gerard Piqué, en larmes ce soir-là. Ses équipiers d’aujourd’hui s’attendent à vivre une situation particulière sans supporteurs. « C’est ce qui permet de vivre des moments de bonheur, de se transcender... Mais nous devrons nous adapter pour atteindre nos objectifs », a admis le milieu de terrain chilien Arturo Vidal (33 ans) samedi. « Tous les joueurs préfèrent jouer dans des stades pleins, avec du public. Mais c’est notre devoir de jouer dans des stades vides. On doit l’accepter parce que c’est la règle maintenant. Mais nous souhaitons que le public revienne le plus vite possible », a abondé le défenseur international français Clément Lenglet dans l’émission « El Partidazo » de la chaîne Movistar+.

À Madrid, le Real prépare lui aussi son retour sur les terrains. Mais pas dans son stade Santiago-Bernabeu, en chantier : les travaux, pour couvrir à terme l’enceinte d’un toit et l’équiper d’une enveloppe métallique, battent leur plein. Depuis le clásico retour de LaLiga remporté contre le Barça, le 1er mars dernier (2-0), le Bernabeu est fermé au public. Les engins de chantier s’activent sur la pelouse labourée. La crise sanitaire a un temps stoppé les travaux, mais ils ont repris de plus belle, profitant de la suspension prolongée du football. Le Real Madrid avait pris des engagements pour que les ouvriers puissent mettre les bouchées doubles durant la trêve estivale. Avec le redémarrage de la LaLiga le 11 juin et tout le mois de juillet, il a fallu trouver une solution de repli.

Retour aux sources

C’est donc au stade Alfredo Di Stéfano, dans son centre d’entraînement de Valdebebas, bâti dans les étendues désertiques de la banlieue nord-est de Madrid, que le Real disputera les six matches de championnat qu’il lui reste à jouer à domicile. Ce petit stade d’à peine 6 000 places est habituellement utilisé par l’équipe féminine du Tacon (futur Real Madrid féminin) et l’équipe réserve masculine. Un retour aux sources pour l’entraîneur Zinédine Zidane, qui a dirigé le Real Madrid Castilla (3e division) sur ce terrain pendant deux saisons, avant d’accéder à l’équipe première.

Mais c›est un choc culturel pour les joueurs du Real, habitués aux plus grands stades du monde. Afin de minimiser le dépaysement, le club a anticipé en installant des éclairages supplémentaires et plaçant des encarts publicitaires sur les bords du terrain pour rendre la retransmission télévisuelle la plus normale possible. L’Anglais Paul Burgess, l’expérimenté responsable des terrains madrilènes, a aussi chouchouté la pelouse. Le Real a organisé un entraînement par semaine depuis fin mai au stade Di Stéfano, afin que les joueurs aient le temps de s’y habituer. En attendant de retrouver un jour la chaude ambiance du Bernabeu.

Patxi VRIGNON- ETXEZAHARRETA/AFP

Oubliez la ferveur du Camp Nou et du Santiago-Bernabeu : le FC Barcelone et le Real Madrid, clubs ayant le plus de revenus au monde, disputeront leur fin de saison dans le silence du huis clos, un cadre inhabituel imposé par la pandémie de coronavirus. Avec la reprise du championnat d’Espagne le 11 juin, le Camp Nou, le plus grand stade d’Europe (99 354 places), résonnera à vide devant les exploits de Lionel Messi et d’Antoine Griezmann, tandis que le Real Madrid va délaisser sa cathédrale du Bernabeu (81 000 places) pour la petite enceinte champêtre du stade d’entraînement Alfredo Di Stéfano et ses 6 000 sièges, dans la banlieue de Madrid.Avec la reprise du championnat d’Espagne le 11 juin, le Camp Nou, le plus grand stade d’Europe (99 354 places), résonnera à vide devant les exploits de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut