Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - France

Après l'incendie d'une usine chimique, l'Etat montré du doigt

Vue aérienne du spectaculaire incendie qui a ravagé le 27 septembre 2019 un site de l'usine Lubrizol à Rouen. Photo d'archives AFP / SDIS

Une commission d'enquête parlementaire a épinglé le gouvernement français pour sa gestion du spectaculaire incendie d'une usine de produits chimiques en septembre dernier, dans un rapport publié jeudi. 
Suivi sanitaire "problématique", moyens insuffisants, "angles morts inacceptables" dans la prévention des risques industriels dans le pays: le rapport des sénateurs liste plusieurs manquements du gouvernement. 

L'incendie, survenu le 26 septembre en Normandie (ouest) sur un site classé Seveso seuil haut - c'est à dire particulièrement dangereux et devant faire l'objet d'une surveillance particulière - avait provoqué un immense nuage de fumée noire de 22 km de long avec des retombées de suie dans un large rayon.  Près de 9.505 tonnes de produits chimiques avaient brûlé dans cette usine de lubrifiants automobiles et sur le site voisin de Normandie Logistique. L'incendie n'avait fait aucune victime. 
"Il ressort (...) qu'il est impossible de se prononcer de manière définitive sur l'impact sanitaire de l'incendie Lubrizol, au vu des seules données récoltées dans le cadre de la surveillance environnementale, ces dernières étant totalement ou partiellement inexploitables", déplorent les rapporteures Christine Bonfanti-Dossat (droite) et Nicole Bonnefoy (gauche).
Même "à court terme, malgré un bilan globalement rassurant, demeurent un risque d'exposition au benzène pour les populations situées sur le site de l'usine Lubrizol le jour et le lendemain de l'incendie ainsi qu'une incertitude importante concernant les dioxines et furanes".
Le rapport pointe un "problème de plus long terme: les débats autour de fibres d'amiante dans le panache". Les sénatrices reprochent aussi au ministre de l'Agriculture d'avoir très rapidement ré-autorisé la vente de lait dans des communes avoisinantes qu'elles jugent "prématurée". Le gouvernement a "fait fi du caractère incomplet de l'analyse des prélèvements d'air". "La politique de prévention des risques industriels déployée depuis 40 ans en France laisse apparaître des angles morts importants et inacceptables", écrivent-elles, regrettant notamment un manque de moyens humains et financiers.

Une commission d'enquête parlementaire a épinglé le gouvernement français pour sa gestion du spectaculaire incendie d'une usine de produits chimiques en septembre dernier, dans un rapport publié jeudi. Suivi sanitaire "problématique", moyens insuffisants, "angles morts inacceptables" dans la prévention des risques industriels dans le pays: le rapport des sénateurs liste plusieurs manquements du gouvernement. L'incendie, survenu le 26 septembre en Normandie (ouest) sur un site classé Seveso seuil haut - c'est à dire particulièrement dangereux et devant faire l'objet d'une surveillance particulière - avait provoqué un immense nuage de fumée noire de 22 km de long avec des retombées de suie dans un large rayon.  Près de 9.505 tonnes de produits chimiques avaient brûlé dans cette usine de lubrifiants...