Nos Lecteurs ont la Parole

Quand l’école se fait microcosme d’une société pouilleuse

Généralement, en cas de désobéissance, l’enfant reçoit des punitions corporelles ou éducatives. La plus étrange et angoissante des punitions que j’ai risquées dans mon enfance est le passage de l’école privée à l’école publique. Après avoir terminé mes études universitaires, le destin a voulu que je commence ma carrière d’enseignante dans le lieu qui jadis était tant redouté. Je n’écris pas pour discuter la compétence ou l’incompétence du personnel, ni l’injustice que subit les contractuels ni la négligence de l’État à l’égard de l’enseignement public, parce que, en réalité, le communautarisme à qui l’on impute la décadence de l’État est aussi responsable du mal dont souffre l’école publique vu que cette dernière comporte principalement les enfants du prolétariat. Autrement dit, les enfants victimes de leurs parents non instruits et qui les veulent à leur image, car progresser culturellement est difficile pour ne pas dire impossible, du chef de la communauté qui signe les contrats de mariage à tout-va et du politicien qui ne voit en eux que des électeurs facilement acquis. Ainsi, l’école publique ou l’école du prolétariat devient le cauchemar de la classe moyenne et riche et le modèle qui leur prouve par comparaison la réussite de leur vie mais aussi l’essentielle preuve de la dégénérescence humaine. Il semble que la principale leçon que l’oligarchie a saisi et qui lui sert pour pouvoir pérenniser est que l’éducation est le principal moyen pour changer le monde.

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Généralement, en cas de désobéissance, l’enfant reçoit des punitions corporelles ou éducatives. La plus étrange et angoissante des punitions que j’ai risquées dans mon enfance est le passage de l’école privée à l’école publique. Après avoir terminé mes études universitaires, le destin a voulu que je commence ma carrière d’enseignante dans le lieu qui jadis était...

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