La réunion consacrée à la CEDRE a eu lieu au Grand Sérail. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre Hassane Diab a affirmé hier la détermination de son gouvernement à mener les réformes promises par les dirigeants libanais lors de la conférence de Paris d’avril 2018 (la CEDRE). Des réformes qui doivent convaincre les donateurs internationaux à débloquer une enveloppe de plus de 11 milliards de dollars de prêts et dons devant être investis dans la réhabilitation des infrastructures du pays.
« Plus de deux ans plus tard, le Liban est plus que jamais déterminé à redéfinir son économie et à renforcer son engagement envers la communauté internationale », a notamment assuré le chef du gouvernement lors d’une réunion au Grand Sérail avec plusieurs ambassadeurs et représentants de pays et d’organisations contributeurs. Ce rendez-vous était principalement consacré à la présentation du plan de redressement adopté fin avril par l’exécutif libanais et qui ambitionne de remettre sur pied dans un délai de cinq ans au moins l’économie et le système financier du pays qui traverse la pire crise depuis la fin de la guerre civile en 1990. L’exécutif doit pouvoir compter sur cette aide pour atteindre les objectifs fixés dans son plan et convaincre les créanciers du pays, avec qui il doit négocier une restructuration de sa dette publique – le Liban ayant fait défaut en mars sur ses obligations d’État en devises.
Le plan doit également servir de carte maîtresse dans les négociations entre le Liban et le Fonds monétaire international (FMI), à qui il a adressé début mai une demande officielle d’assistance financière. Les premières réunions officielles entre les deux parties ont démarré la semaine dernière. « Il y a deux ans, des engagements ont été pris à Paris mais ils n’ont pas été suivis d’effet en raison de la non-mise en œuvre de réformes », a déclaré de son côté l’ambassadeur de France au Liban, Bruno Foucher, présent au Grand Sérail hier. « La CEDRE est un accord tripartite entre projets, réformes et financement. On ne peut pas séparer les choses », a-t-il estimé. « La priorité doit être donnée à l’avancée rapide des discussions avec le FMI », a poursuivi M. Foucher, pour qui « les prochaines semaines seront décisives ».
Le diplomate chargé par le président français Emmanuel Macron du suivi des résolutions de la conférence CEDRE, Pierre Duquesne, a lui participé à la réunion en visioconférence en raison des mesures de confinement lié à la Covid-19. « Le financement pour mettre en œuvre des projets et réussir les réformes est encore là », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il (devait) y avoir une coordination avec le Parlement afin qu’il approuve les projets de loi nécessaires.
En parallèle, les négociateurs désignés par l’exécutif se sont réunis hier avec les cadres du FMI. Une réunion dont peu d’informations ont filtré, mais à laquelle le gouverneur de la Banque du Liban, absent lors du dernier rendez-vous, a cette fois participé, selon une source proche du dossier.


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J ai deja donné mais personne n écoute
23 h 35, le 19 mai 2020