La troisième phase de rapatriement des Libanais bloqués à l’étranger s’est poursuivie hier avec trois vols en provenance de Paris, Lagos et Luanda. Un vol en provenance de Doha a été reporté de quelques jours pour n’avoir pas obtenu à temps les autorisations requises et sera organisé dans les jours qui viennent, selon une source du ministère des Affaires étrangères. À noter que près de 30 000 contaminations au coronavirus ont été recensées dans ce petit pays du Golfe, soit 1,1 % de l’ensemble de la population. Le virus a également fait 15 morts.
Un autre vol en provenance de Dubaï a été annulé.
L’avion de Paris, qui a atterri en soirée, a rapatrié 86 Libanais. L’avion de Lagos a pour sa part été retardé : 250 personnes étaient prévues à bord de ce vol, mais les résultats des tests PCR n’ont pas pu être obtenus pour tous les passagers. Seuls 88 passagers ont été testés, dont 31 qui se sont avérés positifs et n’ont pas été autorisés à rentrer au Liban. Quelque 150 personnes devaient finalement être rapatriées à bord de cet avion, selon la même source.
Alors que le déroulement de la deuxième phase avait été critiqué, notamment parce que les avions étaient bondés, cette troisième phase semble se dérouler plus harmonieusement. Un passager venu des États-Unis rentré durant le week-end a ainsi indiqué à L’Orient-Le Jour que le vol de la MEA qu’il avait pris à partir de Francfort s’était déroulé sans encombre. « Les passagers qui avaient effectué le test PCR et à qui on avait donné des bracelets verts ont été placés côte à côte sur les sièges à l’avant de l’avion. Ceux qui n’ont pas effectué le test ont été répartis sur les sièges à l’arrière de l’avion, avec un siège vide entre eux », a-t-il ajouté.
Le nombre total de personnes rapatriées atteintes par le virus s’élève désormais à 130. La troisième phase de rapatriement, qui a commencé jeudi, doit permettre de ramener quelque 11 000 Libanais.


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