L’Association des industriels libanais a dénoncé hier l’absence de moyens effectivement mis en œuvre pour soutenir le secteur, malgré les nombreuses initiatives annoncées ces derniers mois, mais qui sont restées sans suite.
L’AIL a cité : la mise en place d’un mécanisme permettant aux acteurs de la filière de débloquer 100 millions de dollars de liquidités pour financer les importations de matières premières annoncée par le ministère de l’Industrie début mars ; la mise en œuvre de la circulaire n° 547 de la Banque du Liban permettant aux banques d’accorder des prêts exceptionnels à 0 % et sans frais aux sociétés qui se sont retrouvées dans l’impossibilité de payer certains frais ; ou encore le lancement de la plate-forme « Oxygène » devant s’imposer comme une alternative d’urgence notamment pour financer les importations des industriels. Cette liste de promesses n’a toujours pas été suivie d’effets.
Le pays s’enfonce depuis plusieurs mois dans une grave crise économique et financière, aggravée par une pénurie de liquidités en dollars. En difficulté, les banques ont progressivement restreint depuis fin août dernier une majorité de transactions en dollars, dont les transferts à l’étranger. Ces mesures ont fait exploser le taux de change livre/dollar sur le marché secondaire (4 250 livres hier, alors que la parité officielle est toujours de 1 507,5 livres) et confrontent toutes les entreprises à des difficultés pour payer leurs fournisseurs étrangers.


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