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Lifestyle - La Mode

Annonce (à distance) des lauréats FTA

En mars dernier était annoncée l’édition 2020 des prix Fashion Trust Arabia (FTA) qui devait avoir lieu à Doha à la fin du même mois. Pris de court par la pandémie, les organisateurs ont finalement annulé la cérémonie, mais le jury réuni via l’application Zoom vient de dévoiler les noms des cinq lauréats.

Fashion Trust Arabia, pour rappel, est un fonds dédié aux jeunes talents arabes de la mode, créé sur le modèle du British Fashion Council Fashion Trust par Tania Farès qui en partage la présidence avec S.E. cheikha Mayassa bint Hamad ben Khalifa al-Thani, sous le haut patronage de S.A. cheikha Moza bint Nasser du Qatar. Fondé en 2018, FTA est donc une initiative tournée vers le monde arabe et la région MENA dont l’objectif est de faire valider par un jury de très haut niveau, de soutenir, encadrer, médiatiser et propulser à l’international de nouvelles promotions de talents régionaux. Alors qu’en 2019 près de la moitié des finalistes et six des lauréats étaient libanais, l’édition 2020 n’en compte que quatre candidats sur 25, preuve d’une part de l’émulation qui s’est créée parmi la jeune génération du monde arabe, mais aussi, sans doute, de la saturation et du manque de moyens et d’opportunités du marché libanais qui ont fini par décourager les jeunes créateurs du pays.



Omer Asim, dans la catégorie prêt-à-porter. Photo DR

Jury d’élite et regard vers l’avenir

La présentation des collections et la remise des prix qui devaient avoir lieu autour du 25 mars au musée du Qatar, conçu par Jean Nouvel et inauguré en 2019, ont finalement été remplacés par un nouveau processus de jugement numérique qui s’est déroulé en avril. Les membres du jury ont ainsi rencontré les 25 finalistes par vidéoconférence via l’application Zoom. Le jury, composé de Aimee Song, influenceuse et auteure à succès ; Alber Elbaz, créateur de mode; Christian Louboutin, créateur de chaussures ; Daniel Arsham, artiste; Diane Von Furstenberg, créatrice de mode ; Élie Saab, créateur de mode; Elizabeth Saltzman, styliste de célébrités ; Farida Khelfa, mannequin; Gaia Repossi, créatrice de bijoux ; Giambattista Valli, créateur de mode ; Laura Brown, rédactrice en chef d’InStyle US ; Nabeel Ali Bin Ali, vice-président et vice-président exécutif des Galeries Lafayette Doha ; Olivier Rousteing, directeur créatif de Balmain ; Wendi Murdoch, entrepreneur ; Yoon Ambush, créatrice de mode et directrice des bijoux Dior Homme, s’est joint à un comité consultatif regroupant de grands noms de la presse spécialisée, critiques, rédacteurs, photographes, stylistes, influenceurs, entrepreneurs, consultants et acheteurs. On retiendra notamment dans ce « jury parallèle » la présence du photographe libanais Roger Moukarzel, du directeur du master en mode de Central Saint Martins Fabio Piras et de la rédactrice en chef adjointe de Vogue Italia, Sara Sozzani Maino, nièce de l’iconique Franca Sozzani qui incarna le prestigieux magazine jusqu’à sa disparition en 2016. À ce titre, Sara Sozzani a gratifié le lauréat de la catégorie jeune talent du prix Franca Sozzani.

À l’issue des délibérations, Tania Farès a souligné dans une déclaration la difficulté de ne pouvoir choisir que cinq lauréats parmi vingt-cinq finalistes aussi talentueux les uns que les autres, travaillant sans relâche dans leurs pays respectifs pour préserver leur culture à travers la mode. Pour sa part, S.E. cheikha Mayassa, félicitant les lauréats, s’est engagée à continuer à construire l’infrastructure, ainsi que les relations personnelles et commerciales, qui permettent à ces créatifs de s’épanouir. « Nous voyons notre avenir dans leur volonté d’innovation », a-t-elle affirmé.



Andrea Wazen, modèle Hally, printemps été 2020. Photo DR

Des lauréats influencés par leur culture

Les lauréats de cette édition sont donc : Omer Asim dans la catégorie prêt-à-porter ; Ammanii dans la catégorie joaillerie ; Andrea Wazen dans la catégorie accessoires ; Yousef Akbar dans la catégorie tenue de soirée et Zeid Hijazi dans la catégorie jeune talent soutenue par le prix Franca Sozzani. Pour le Soudanais Omer Asim, créateur doublé d’un psychanalyste et dont un des challengers directs était le Libanais Eric Ritter, le vêtement est avant tout une interprétation visible du lien entre l’esprit et le corps. L’Égyptienne Amani Chaker, qui crée des bijoux sous son label Ammanii, réinterprète le bijou pharaonique et rend hommage aux reines disparues. Pour la Libanaise Andrea Wazen, l’accessoire roi est le soulier, contrepoint et manifeste dont elle a fait son art. Youssef Akbar, Saoudien formé en Austalie, explore le contraste entre fragilité et armure à travers des tenues de soirée brillamment relevées par des brocards traditionnels à base de clous métalliques. Enfin, le jeune Jordanien Zeid Hijazi, formé à Londres, propose une transposition occidentalisée de la culture bédouine.

Chaque lauréat recevra un soutien financier pouvant atteindre 200 000 $ et bénéficiera d’un vaste programme de mentorat avec des partenaires-clés de FTA. Le prix comprend un partenariat avec le détaillant matchesfashion.com, qui stockera exclusivement sur son site web les collections printemps-été 2021 de tous les lauréats de la FTA 2020 en plus de leur fournir un mentorat commercial. Parallèlement à son soutien aux lauréats des 2020 Awards, FTA gère également un fonds d’urgence Covid-19 dans le cadre de la campagne sociale #StandWithCreatives, un outil déterminant dans la sensibilisation et la reconnaissance des talents de la région MENA. Le fonds #StandWithCreatives est disponible pour les créateurs de la région MENA produisant dans la région. Pour plus de précisions à ce sujet, consulter le site www.fashiontrustarabia.com

Fashion Trust Arabia, pour rappel, est un fonds dédié aux jeunes talents arabes de la mode, créé sur le modèle du British Fashion Council Fashion Trust par Tania Farès qui en partage la présidence avec S.E. cheikha Mayassa bint Hamad ben Khalifa al-Thani, sous le haut patronage de S.A. cheikha Moza bint Nasser du Qatar. Fondé en 2018, FTA est donc une initiative tournée vers le monde arabe et la région MENA dont l’objectif est de faire valider par un jury de très haut niveau, de soutenir, encadrer, médiatiser et propulser à l’international de nouvelles promotions de talents régionaux. Alors qu’en 2019 près de la moitié des finalistes et six des lauréats étaient libanais, l’édition 2020 n’en compte que quatre candidats sur 25, preuve d’une part de l’émulation qui s’est créée parmi la jeune...
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