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Économie - Devises

Les autorités resserrent l’étau autour des changeurs

Les changeurs agréés sont en grève depuis plusieurs jours. Photo P.H.B.

Les autorités libanaises – gouvernement, parquet et forces de sécurité – ont augmenté de façon considérable ces dernières 48 heures la pression sur les changeurs du pays, en plein contexte de grave crise économique et financière marquée par une forte dépréciation de la livre par rapport au dollar sur le marché secondaire. Le taux du marché noir oscillait hier entre 4 200 et 4 400 livres pour un dollar, selon plusieurs sources, un niveau équivalant à presque le triple de la parité officielle, toujours maintenue pour certaines opérations bancaires. Jeudi soir, le président du syndicat des agents de change agréés, Mahmoud Mrad, a été arrêté à la suite d’une décision du procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, qui l’accuse d’avoir manipulé le taux de change dollar/livre. Le responsable syndical était toujours aux arrêts hier en milieu de soirée, selon une source proche du dossier. Le vice-président du syndicat, Élias Srour, a, lui, réagi dans un communiqué en enjoignant notamment aux médias d’attendre les conclusions de l’enquête avant d’interpréter le dossier.

Suppression d’applications

Cette arrestation surprise survient alors que le syndicat avait appelé les changeurs agréés du pays à se mettre en grève, d’abord pour protester contre l’inaction des autorités vis-à-vis des agents du marché noir, ensuite pour dénoncer l’arrestation de plusieurs dizaines d’entre eux au début de la semaine suivante. Ces changeurs avaient été accusés par les autorités de ne pas avoir respecté une circulaire de la Banque du Liban (n° 553 du 27 avril) fixant à 3 200 livres le prix de vente maximum du dollar imposé à la filière. Selon une source citée par l’AFP, ceux opérant dans la légalité ont « signé un engagement consistant à ne plus manipuler le taux de change puis ont été libérés, tandis que les changeurs illégaux ont été déférés » devant la justice.

La BDL a tenté à plusieurs reprises de plafonner les taux depuis le début de l’année, sans vraiment être doublée par les forces de sécurité jusqu’à récemment. Mais le gouvernement a publiquement reproché à la banque centrale d’avoir contribué à précipiter la chute de la livre à travers des décisions récentes posant les bases d’un nouveau régime de change. Malgré les assurances données par le syndicat, beaucoup de changeurs agréés n’ont pour leur part jamais vraiment appliqué le taux fixé par la BDL, qui étaient toujours moins élevés que ceux du marché noir. Ce dernier a, lui, évolué autour de 4 000 livres depuis le début de la grève des changeurs, très suivie depuis une grosse semaine. Une situation que les autorités semblent être déterminés à vouloir changer. Le ministère des Télécoms a publié fin avril une décision appelant à supprimer 28 applications (dont lbpexchange, lebaneselira et dollarnow), disponibles sur le Play Store (Android) qui relaie l’évolution du taux de change dans le pays.

Les autorités libanaises – gouvernement, parquet et forces de sécurité – ont augmenté de façon considérable ces dernières 48 heures la pression sur les changeurs du pays, en plein contexte de grave crise économique et financière marquée par une forte dépréciation de la livre par rapport au dollar sur le marché secondaire. Le taux du marché noir oscillait hier entre 4 200 et 4 400 livres pour un dollar, selon plusieurs sources, un niveau équivalant à presque le triple de la parité officielle, toujours maintenue pour certaines opérations bancaires. Jeudi soir, le président du syndicat des agents de change agréés, Mahmoud Mrad, a été arrêté à la suite d’une décision du procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, qui l’accuse d’avoir manipulé le taux de change dollar/livre. Le...
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Oui... resserrez... resserrez.

Sybille S. Hneine

09 h 33, le 09 mai 2020

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Commentaires (1)

  • Oui... resserrez... resserrez.

    Sybille S. Hneine

    09 h 33, le 09 mai 2020

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