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Lifestyle - Hot(On)Line

La « famille » Drag libanaise sort le grand jeu

Le « Lebanese Drag Challenge » aura permis aux drags libanais(es) de gagner en visibilité. Photo DR

Au Liban plus qu’ailleurs, la période du confinement aura indubitablement exacerbé les inégalités sociales, mettant au grand jour cette fracture qui séparait déjà les plus privilégiés des invisibles. De fait, si les plus nantis auront eu le loisir de faire de leur confinement un moment de jouissance à la maison, d’autres classes sociales se sont retrouvées dans la précarité la plus totale, ou sinon dans l’obligation d’aller travailler pour assurer leur gagne-pain, au risque de contracter le Covid-19. À l’évidence, on pense d’abord au corps médical, aux livreurs, aux chauffeurs de taxi, aux pharmaciens et aux caissiers, tous en première ligne face au virus. Mais il ne faudrait absolument pas occulter la communauté LGBTQ+, en particulier les drags, dont non seulement les performances ont été mises sous cloche, mais qui, pour la plupart, ont été contraintes de « passer deux mois dans le placard, à porter le masque, cacher une partie essentielle d’eux, parce qu’ils étaient coincés à la maison avec leurs parents », comme l’explique à L’Orient-Le Jour la drag queen Emma Gration. Laquelle, en partant de ce triste constat, et au détour d’une vidéo sur laquelle elle tombe sur l’application Tik Tok, découvre le Brush Challenge virtuel ; sorte de jeu qui invitait des internautes à se filmer au naturel, dans leur tenue de confinement puis, une fois un pinceau passé sur l’objectif de leur caméra, réapparaissent maquillés et dans des tenues délurées.

« Dès que j’ai vu ça, j’ai contacté mes amies drags sur le groupe WhatsApp que nous avons, en leur proposant de se plier à l’exercice. Sur les 50 membres de ce groupe, 25 ont répondu à l’appel », raconte Emma Gration, l’initiatrice du Lebanese Drag Brush Challenge qui a non seulement participé au défi, mais a aussi rassemblé les passages de ses comparses dans une vidéo qui a fait le buzz sur Instagram, repostée à outrance et accumulant à ce jour près de 100 000 vues.

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Social distancing brought us closer than ever! Watch as Lebanese drag artists pass the brush in the #BrushChallenge . @demetria.corset @anissakrana @asinjustandrea @missrobynhoes @itshoemoe @melanie.cox.x.x @safaelking @latizabombe @emmzgotstogo @kali.thegoddess @_sophie.setdusa @glammmzy @la_stell_attention @hoedysaad @merlincamealot @_theoneandonlydiva @the_parisglitoris @lynnmeowla @kawkabzuhal @ali.el.dyke @bella.sharaf @rouriders @hanna_hch @yasminaelsamina @qaws.qozah . #Drag #Love #DragQueen #Beirut #Fashion #Dragqueenbeirut #Barbie #Lebnanon #lipsync #Glamour #awesome #instalove #picoftheday #Makeuplook #Lipsync #corona #CoronaQueen #quarantine #DragRace #Rupaul #rupaulsdragrace #pink #blond #makeup #glam #fun #couture #runway #black #red #BrushChallenge

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Avec Boss Bitch de Doja Cat en fond musical, on voit donc 25 drag queens, drag kings, trans et bio queens se passer le pinceau, comme le plus libre des flambeaux, et s’affronter à grand renfort d’extravagance et de créativité. Migrant de leur corps d’hommes (ou de femmes) à leurs corps de femmes (et vice versa) dont chacun des détails est un poème à lui seul, Demetria Corset, Anissa Krana, Andréa, Miss Robyn Hoes, HoeMoe, Melanie Coxxx, Safa el-King, Queen Latiza Bombé, Emma Gration, Kali The Goddess, Sophie, Glammzy, Stella Tension, Hoedy Saad, Merlin Camealot, The One and Only Diva, Paris Glitoris, Lynn, Zuhal, Ali el-Dyke, Bella Sharaf, RouRi, Hanna HcH, YA$$mina el-Samina et Qaws Qozah joignent ainsi leurs talents (qui ne sont plus à prouver) pour continuer à célébrer la liberté et insuffler de la couleur, des paillettes et de la fête au milieu de ces temps obscurs. Si ce génial Lebanese Drag Challenge aura permis à nos drags libanais(es) de gagner en visibilité, on espère, naïvement peut-être, que les violences systémiques que subit cette communauté ne seront qu’un mauvais souvenir dans le monde d’après…

Au Liban plus qu’ailleurs, la période du confinement aura indubitablement exacerbé les inégalités sociales, mettant au grand jour cette fracture qui séparait déjà les plus privilégiés des invisibles. De fait, si les plus nantis auront eu le loisir de faire de leur confinement un moment de jouissance à la maison, d’autres classes sociales se sont retrouvées dans la précarité la plus totale, ou sinon dans l’obligation d’aller travailler pour assurer leur gagne-pain, au risque de contracter le Covid-19. À l’évidence, on pense d’abord au corps médical, aux livreurs, aux chauffeurs de taxi, aux pharmaciens et aux caissiers, tous en première ligne face au virus. Mais il ne faudrait absolument pas occulter la communauté LGBTQ+, en particulier les drags, dont non seulement les performances ont été mises sous...
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