La place Sassine vide, alors que les restaurants et cafés sont fermés en raison des mesures de confinement. Photo M.A.
Le président du syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, boîtes de nuit et pâtisseries, Tony Rami, a demandé hier lors d’une réunion consultative relative aux mesures de déconfinement au Conseil économique et social au gouvernement une aide de la part de l’État à ce secteur, sans quoi il « va mourir ». La filière a été une des premières à se plier aux mesures de confinement, décidées le mois dernier par le gouvernement afin de lutter contre le Covid-19, alors que le secteur était déjà précaire en raison de la crise économique et financière que traverse le Liban depuis plusieurs mois.
La levée des mesures de confinement a déjà débuté depuis lundi, et la seconde phase commence lundi prochain, soit le 4 mai. À cette date, les acteurs de la filière pourront à nouveau recevoir des clients, à condition de ne pas utiliser plus de 30 % de leur capacité d’accueil pour limiter les risques d’interaction. Une restriction qui porte préjudice aux professionnels, considère Tony Rami, qui souligne que ces derniers doivent également faire face aux difficultés sur leur activité liée à la dépréciation de la livre chez les changeurs, entre autres.
Le syndicaliste a aussi rappelé que 785 établissements du secteur ont mis la clé sous la porte entre septembre 2019 et janvier dernier, dont 240 fermetures sur ce seul mois. Des chiffres qui n’ont pas encore été mis à jour.
En mars, la majorité des organisations professionnelles au Liban, dont celles du tourisme (restaurateurs, voyagistes, hôteliers, etc.) ont appelé le gouvernement à prendre des mesures d’urgence pour soutenir leurs secteurs. La BDL a, quant à elle, mis en place en mars un mécanisme d’octroi de crédits aux entreprises touchées de plein fouet par la crise sanitaire à des taux de 0 %, remboursables sur cinq ans.

