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Politique

"La situation est très délicate au Liban", estime la Ligue arabe

Une réunion des représentants des Etats de la Ligue arabe au Caire en 2019. Photo d'archives Mohamed el-Shahed / AFP

Le secrétaire général adjoint de la Ligue des Etats arabes, Hossam Zaki, a estimé mercredi que la situation économique et sociale au Liban est désormais "très délicate", et a appelé le gouvernement de Hassane Diab à mettre en place des mesures rapides, après plusieurs jours d'émeutes à travers le territoire qui ont fait des dizaines de blessés parmi les civils et les militaires.

"La situation au Liban est très délicate, en particulier dans la rue, et pourrait se détériorer très vite", a estimé Hossam Zaki au nom du secrétaire général de la Ligue arabe Ahmad Bou el-Ghaït, cité par des médias libanais. Pour y faire face, M. Zaki a insisté sur le rôle essentiel qu'ont à jouer l'armée et les forces de sécurité, espérant que celles-ci "se comportent avec le professionnalisme et la responsabilité qui s'imposent, afin de ne pas précipiter le pays dans l'inconnu".

"La dégradation rapide de la situation sur la scène libanaise, notamment dans les rues, entre des groupes de manifestants et l'armée, en particulier à Tripoli, ne peut que susciter inquiétude et angoisse", a-t-il averti, tout en mettant le gouvernement libanais face à ses responsabilités : "Il faut que le gouvernement prenne des mesures rapides pour la réforme économique afin de répondre aux exigences légitimes du peuple libanais". Le responsable arabe a indiqué "avoir des indications" que ces réformes seront "bientôt" appliquées.

Rappelant aux dirigeants libanais l'importance de "préserver l'unité nationale et la pays civile, et éviter toute action qui pourrait embraser la rue, il a appelé les manifestants à préserver le "caractère pacifique de la protestation par lequel elle se distingue depuis le 17 octobre". Il a exprimé enfin, au nom de la Ligue des Etats arabes, "sa solidarité avec le Liban et son peuple dans cette étape difficile et délicate".

Après avoir été mis veille lors de la crise du coronavirus, le mouvement de contestation enclenché au Liban le 17 octobre 2019 connaît un second souffle, alors que les conditions de vie au Liban – qui traverse une crise économique et sociale d'une ampleur inédite –, ont empiré, avec une chute libre de la valeur de la monnaie locale et un pouvoir d'achat qui ne cesse de faiblir. Ces derniers jours, les manifestations pacifiques ont dégénéré en affrontements avec les forces armées et en scènes de vandalisme, notamment à Tripoli au Nord, et à Saïda, au Sud.


Le secrétaire général adjoint de la Ligue des Etats arabes, Hossam Zaki, a estimé mercredi que la situation économique et sociale au Liban est désormais "très délicate", et a appelé le gouvernement de Hassane Diab à mettre en place des mesures rapides, après plusieurs jours d'émeutes à travers le territoire qui ont fait des dizaines de blessés parmi les civils et les...