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Économie - Hydrocarbures

Du gaz mais pas encore de réserves commercialisables dans le bloc 4, annoncent Ghajar et Total

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, hier au ministère. Photo Dalati et Nohra

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a annoncé hier lors d’une conférence de presse à Beyrouth que les premiers résultats de l’exploration d’hydrocarbures offshore dans le bloc 4, (centre-ouest de la zone économique exclusive), ont montré la présence de gaz « à différentes profondeurs », sans pour autant prouver l’existence d’un « réservoir » commercialisable. Un compte-rendu confirmé par Total Liban dans un communiqué publié plus tard dans l’après-midi et rapportant les propos de Richard Darré, directeur général de la filiale libanaise du géant français.

Le consortium, composé du français Total (40 %), de l’italien ENI (40 %) et du russe Novatek (20 %), a mandaté la société américaine Vantage Drilling qui a entamé depuis fin février le processus de forage d’un puits situé dans le bloc 4 qui commence à 1 500 m de profondeur et s’étend à 4 076 m. Le consortium a obtenu en février 2018 les licences d’exploitation concernant les blocs n°4 et n°9 (au sud) de la zone économique exclusive (ZEE), qui en compte dix au total. Les opérations de forage sont réalisées par le navire Tungsten Explorer, affrété par Vantage Drilling.

Rapport final dans deux mois

Selon le ministre, Total fournira un rapport final « dans deux mois ou deux mois et demi » après analyse des échantillons prélevés et la vérification de l’Autorité de l’énergie (LPA, Lebanese Petroleum Association). Cette information avait déjà été relayée par Richard Darré, dans un entretien accordé le mois dernier à l’organisation LOGI (Initiative libanaise pour le pétrole et le gaz).

Raymond Ghajar a en outre affirmé que les informations obtenues à partir du bloc 4 aideraient le consortium à déterminer l’emplacement précis du creusement du puits dans le bloc 9 plus tard dans l’année. Une partie de ce bloc (environ 8 % selon Total) se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël, pays avec lequel le Liban est techniquement en état de guerre. Total a toutefois rappelé que les travaux d’exploration prévus seront « situés à l’extérieur de la zone frontalière disputée ».

Les résultats sont attendus avec un grand intérêt par les autorités qui y voient une manière de relancer l’économie libanaise, qui traverse la pire crise depuis les années 1990, ainsi que de répondre aux besoins énergétiques du pays, surendetté et habitué aux pénuries chroniques de courant. La date limite de dépôts des candidatures pour les participants au second round d’attribution des licences d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures offshore de cinq autres blocs de la ZEE a été à nouveau reportée au 1er juin, en raison du Covid-19.

Par ailleurs, le ministre n’a pas souhaité commenter l’affaire du carburant défectueux livré à Électricité du Liban (EDL) en mars dernier par l’entreprise publique algérienne Sonatrach, annonçant uniquement que ce contrat arrivait à échéance cette année, sans toutefois préciser la date. Il a affirmé qu’il allait revoir les clauses de l’accord. L’enquête, ouverte le 6 avril, a permis samedi l’arrestation de 17 personnes en relation avec cette affaire.

M. A.

Electricité : réunion au Parlement avec des représentants de Siemens et General Electric

Le président de la commission parlementaire de l’Énergie, Nazih Najm, a déclaré hier qu’un plan concernant la production d’électricité, « basé sur la construction de nouvelles centrales à un bon prix », leur a été soumis. Il s’exprimait à l’issue d’une réunion avec des représentants de la société allemande Siemens et d’autres de son homologue américaine General Electric, toutes deux spécialisées dans ce domaine.

Le député a indiqué que la mise en œuvre d’un plan par ces deux sociétés permettrait de fournir du courant « 24 heures sur 24 » à tous les abonnés d’Électricité du Liban dans les « 20 mois ». Outre Siemens et General Electric, le japonais Mitsubishi et l’italien Ansaldo sont sur les rangs des sociétés qui se sont manifestées fin mars, après l’appel à candidatures lancé par le ministère pour réhabiliter les infrastructures électriques du pays, dont les capacités sont insuffisantes pour satisfaire la consommation locale de courant. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a de son côté jugé les résultats des discussions « encourageants ».


Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a annoncé hier lors d’une conférence de presse à Beyrouth que les premiers résultats de l’exploration d’hydrocarbures offshore dans le bloc 4, (centre-ouest de la zone économique exclusive), ont montré la présence de gaz « à différentes profondeurs », sans pour autant prouver l’existence d’un...

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