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Dernières Infos - Palais De Baabda

Corruption dans les administrations publiques : réunion contre "le plus grand fléau" du Liban

Le président libanais, Michel Aoun, lors d'une réunion avec le Premier ministre Hassane Diab et de hauts responsables de la fonction publique, à Baabda, le 27 avril 2020. Photo Dalati et Nohra

Le chef de l’État libanais Michel Aoun a reçu lundi au palais présidentiel de Baabda le chef du gouvernement Hassane Diab, ainsi que plusieurs autres hauts responsables avec lesquels il a notamment discuté de la lutte contre la corruption au sein des institutions publiques. S'adressant aux personnes présentes, le président Aoun a estimé que la corruption est "le plus grand fléau auquel doit faire face le pays", tandis que M. Diab a de son côté appelé les responsables à lancer "un chantier sérieux" pour lutter contre la corruption au sein des administrations publiques. 

Selon des informations de notre correspondante Hoda Chedid, M. Aoun a réuni le président de la Cour des comptes, le président du Conseil de la fonction publique, le président de l'Inspection centrale et celui du Conseil supérieur de discipline, afin d'évoquer avec eux "la situation administrative et financière dans les administrations publiques, l'embauche de fonctionnaires et les moyens de lutter contre la corruption". 

"Les réformes doivent commencer en trouvant une solution aux fléaux dont souffre le régime libanais, qui impacte négativement le projet de construction de l’État", a déclaré M. Aoun au cours de cette réunion, mentionnant notamment "les crises économique, monétaire et sociale complexes héritées des prédécesseurs, auxquelles vient s'ajouter la pandémie de coronavirus". "Mais le plus grand fléau est la corruption", a-t-il déclaré. "La lutte contre celui-ci ne peut pas être conditionnée, partielle, sélective ni discrétionnaire", a ajouté le chef de l’État. "Pour que la lutte contre la corruption atteigne ses objectifs, il faut des structures juridiques exhaustives et efficaces, une autorité de contrôle professionnelle et il ne faut pas se focaliser uniquement sur la corruption au sein des administrations, mais aussi sur la corruption politique", a-t-il encore estimé.

De son côté, le Premier ministre a relevé que pendant des décennies "les processus de réformes ont tourné en rond en raisons de la politisation des embauches dans la fonction publique et pour servir des intérêts partisans et électoraux". "Les réformes sont devenues un simple slogan, sans aucun chantier d'application, ce qui a permis de corrompre une grande partie de l'administration", a-t-il estimé. "La corruption s'est accumulée au Liban et jouit de la protection des responsables politiques et confessionnels", a ajouté M. Diab. Il a regretté que "même si la corruption s'est infiltrée dans l'ensemble des structures de l’État, aucun corrompu n'a jamais été traduit en justice". Et le chef de l'Exécutif d'appeler les responsables à mettre en place "un chantier sérieux pour sauver l'administration libanaise, en renforçant la surveillance dans les institutions sans aucune ingérence politique".

Avant cette réunion, Michel Aoun et Hassane Diab se sont entretenus en aparté. 

Dans son rapport annuel sur l’indice de perception de la corruption, Transparency International, une ONG qui se consacre à la lutte contre la corruption dans le monde, classe le Liban à la 137e place sur un total de 180. La lutte contre la corruption fait dans ce contexte partie des priorités annoncées des responsables politiques libanais. A cette fin, huit mesures préparées par la commission anticorruption du ministère de la Justice et celle du Barreau de Beyrouth ont été approuvées par le gouvernement, tandis que trois cabinets de conseil ont été chargés d'auditer les comptes de la Banque du Liban. Par ailleurs, depuis plusieurs mois, de nombreuses procédures judiciaires ont été lancées contre des responsables de tous secteurs et niveaux de pouvoir pour détournement de fonds et enrichissement illicite.

Le chef de l’État libanais Michel Aoun a reçu lundi au palais présidentiel de Baabda le chef du gouvernement Hassane Diab, ainsi que plusieurs autres hauts responsables avec lesquels il a notamment discuté de la lutte contre la corruption au sein des institutions publiques. S'adressant aux personnes présentes, le président Aoun a estimé que la corruption est "le plus grand fléau auquel doit faire face le pays", tandis que M. Diab a de son côté appelé les responsables à lancer "un chantier sérieux" pour lutter contre la corruption au sein des administrations publiques. Selon des informations de notre correspondante Hoda Chedid, M. Aoun a réuni le président de la Cour des comptes, le président du Conseil de la fonction publique, le président de l'Inspection centrale et celui du Conseil supérieur de discipline, afin...