Des Libanais brandissant des drapeaux libanais dans un convoi de voitures à Beyrouth, le 21 avril 2020. AFP / IBRAHIM AMRO
Des activistes du mouvement de contestation contre la classe dirigeante se sont à nouveau rassemblés mercredi matin au niveau du pont du Ring, dans le centre-ville de Beyrouth, en préparation d'un convoi de voitures devant se rendre devant le palais de l'Unesco, où les députés se réunissent au deuxième jour d'une séance législative qui doit se poursuivre jeudi.
Hier, des manifestants en voiture ont défié l'ordre de confinement général, sillonnant plusieurs quartiers de la capitale et de ses banlieues, pour dénoncer la détérioration des conditions de vie.
Mardi soir, le Parlement a voté la légalisation de la culture du cannabis à des fins médicales, susceptible de générer des revenus assez conséquents pour l'Etat, surendetté et en défaut de paiement depuis mars, ainsi que d'autres projets de loi.
Le Liban traverse depuis des mois sa pire crise économique en 30 ans, amplifiée par la pandémie de Covid-19 et les mesures préventives ayant mis le pays à l'arrêt. Le pays est également secoué par une révolte populaire déclenchée le 17 octobre dernier.

