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Moyen-Orient - Coronavirus

Trump veut « suspendre » l’immigration

Le nouveau virus a fait plus de 170 000 morts dans le monde.

Le président américain Donald Trump à Washington le 20 avril 2020. Mandel Ngan/AFP

Face à « l’ennemi invisible » du coronavirus, le président Donald Trump a affirmé vouloir « suspendre temporairement » l’immigration aux États-Unis pour « protéger les emplois » des Américains et l’économie du pays, aujourd’hui le plus touché par la maladie. En Europe, malgré le déconfinement qui s’amorce, la fête de la Bière en Allemagne et la Feria de Pampelune en Espagne, deux des plus grands rendez-vous festifs de l’année sur le Vieux Continent, ont été annulées hier, nouveau signe que la pandémie planétaire est loin d’être circonscrite.

Depuis son apparition en décembre dans le centre de la Chine, le nouveau coronavirus a fait plus de 170 000 morts dans le monde, selon un décompte sur la base de sources officielles. La Chine a jugulé la maladie, qui a ensuite frappé l’Europe (deux tiers des décès dans le monde) et aujourd’hui les États-Unis où l’on comptabilise à ce jour plus de 42 000 morts.

« À la lumière de l’attaque de l’ennemi invisible et face à la nécessité de protéger les emplois de nos grands citoyens américains, je vais signer un décret présidentiel pour suspendre temporairement l’immigration aux États-Unis », a tweeté Donald Trump. Le président milliardaire, candidat à sa réélection en novembre 2020 et dont la limitation de l’immigration est un des habituels chevaux de bataille, n’a donné aucun détail sur la manière dont il entendait appliquer cette mesure et pour combien de temps. Il avait dès janvier restreint les déplacements avec la Chine, avant d’interdire les voyages entre les États-Unis et la plupart des pays européens à la mi-mars.

Donald Trump s’est depuis montré impatient de relancer la machine économique face aux efforts déployés pour lutter contre la maladie et a encouragé les manifestants en colère contre les mesures de confinement dans certains États.

Cette annonce intervient alors que le pétrole connaît un effondrement historique : le cours du baril à terme est passé lundi en dessous de zéro pour la première fois, conséquence d’une chute vertigineuse de la demande et des réserves américaines proches de la saturation.

Le prix du baril américain de pétrole brut coté à New York pour livraison en mai s’est ainsi effondré à -37,63 dollars : ces barils américains ont perdu toute valeur et les investisseurs souhaitant s’en délester n’ont d’autre choix que de payer pour trouver preneur.

Le cours de l’or noir s’est redressé hier matin en Asie en revenant légèrement au-dessus de zéro. Le baril de Brent de la mer du Nord est tombé peu après sous les 20 dollars, à son plus bas niveau depuis décembre 2001. Donald Trump a annoncé hier, comme de coutume dans un tweet, qu’il allait ordonner la mise en place d’un plan d’aide d’urgence à l’industrie américaine du gaz et du pétrole, qui risque d’être saignée à blanc.

Adieu bière et taureaux

Au moins 4,5 milliards de personnes dans 110 pays ou territoires vivent aujourd’hui confinées ou contraintes de limiter leurs déplacements pour tenter d’endiguer la propagation du virus, soit près de six humains sur dix (environ 58 %).

Au-delà du drame humain et sanitaire, le coût économique s’annonce énorme pour un monde moderne ultraconnecté, qui vit au rythme des indices de croissance. L’impatience gagne également des populations forcées de se cloîtrer, dans un confort relatif en Europe, mais dans la pauvreté et la misère sur d’autres continents. « Le nombre de personnes souffrant sévèrement de la faim pourrait doubler en raison de la pandémie de Covid-19, atteignant alors plus de 250 millions d’ici à la fin de 2020 », a averti hier le Programme alimentaire mondial (PAM).

Un cabinet d’études privé a par ailleurs estimé que près de 60 millions de travailleurs européens, soit plus d’un quart, pourraient voir leurs emplois affectés par les mesures de confinement prises sur le continent. Et l’Unesco a dénoncé « la fracture numérique préoccupante dans l’enseignement à distance », soulignant que la moitié des élèves dans le monde (826 millions) n’avaient pas d’ordinateur chez eux.

En Europe, plusieurs pays – Allemagne en tête, mais aussi Autriche, Norvège, Danemark – ont commencé à assouplir les mesures de confinement, tout en conservant des mesures de « distanciation sociale ». Berlin et dix des 16 États fédérés allemands ont décidé d’imposer le port du masque dans les transports publics. Bars, restaurants, lieux culturels, terrains de sport y demeurent fermés. Écoles et lycées rouvriront progressivement. « Aller trop vite serait une erreur », s’est alarmée la chancelière Angela Merkel.

En écho à ces inquiétudes, la célèbre fête allemande de la Bière de Munich, prévue cette année du 19 septembre au 4 octobre, a été annulée hier par les autorités locales. « Les risques étaient tout simplement trop élevés » avec plus de 6 millions de visiteurs attendus, dont un tiers venant de l’étranger, et d’Asie en particulier.

En Espagne, la ville de Pampelune a annoncé hier qu’elle annulait ses célèbres fêtes de la San Fermin, dont les lâchers de taureaux attirent habituellement début juillet des centaines de milliers de touristes. « Il n’y a pas d’autre option possible pour des fêtes aussi massives et internationales », a annoncé la mairie dans un communiqué. Sur le continent européen, l’Italie a été le pays le plus affecté (24 114 décès), suivie de l’Espagne (21 282), la France (20 265) et du Royaume-Uni (16 509).

Source : AFP

Face à « l’ennemi invisible » du coronavirus, le président Donald Trump a affirmé vouloir « suspendre temporairement » l’immigration aux États-Unis pour « protéger les emplois » des Américains et l’économie du pays, aujourd’hui le plus touché par la maladie. En Europe, malgré le déconfinement qui s’amorce, la fête de la Bière en Allemagne et la Feria de Pampelune en Espagne, deux des plus grands rendez-vous festifs de l’année sur le Vieux Continent, ont été annulées hier, nouveau signe que la pandémie planétaire est loin d’être circonscrite.Depuis son apparition en décembre dans le centre de la Chine, le nouveau coronavirus a fait plus de 170 000 morts dans le monde, selon un décompte sur la base de sources officielles. La Chine a jugulé la maladie, qui a...
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