Le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, le 14 avril 2020. Leah Millis/Reuters
Dans la nuit de mardi à mercredi, Washington a annoncé suspendre le versement de la cotisation américaine à l’Organisation mondiale de la santé. Donald Trump accuse l’OMS de « mauvaise gestion », de « dissimulation » dans cette pandémie partie de Chine fin 2019 et d’alignement excessif sur les positions chinoises. Les condamnations et les regrets, face à cette décision américaine, se sont multipliés hier. « Nous regrettons la décision du président des États-Unis d’ordonner l’arrêt du financement de l’Organisation mondiale de la santé », a déclaré le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a estimé que ce « n’est pas le moment de réduire le financement » des organisations combattant la pandémie. De l’UE à la Chine en passant par la France et l’Union africaine, de nombreux pays et organisations ont également fustigé cette initiative de Washington, premier bailleur de l’OMS avec plus de 400 millions de dollars par an. « Nous devons travailler en étroite collaboration contre le Covid-19. Un des meilleurs investissements est de renforcer les Nations unies, en particulier l’OMS », a souligné le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas. La Russie a dénoncé « l’approche très égoïste » des États-Unis et l’Iran a vu dans cette décision la preuve que Washington « tue des gens ».
Dans plusieurs pays d’Europe, face à un ralentissement de la progression de la pandémie, les assouplissements des mesures de confinement entamés au début de la semaine se sont poursuivis. Ainsi, près de la moitié des écoliers danois, petits drapeaux à la main, ont été invités à regagner leurs établissements après un mois de fermeture. Le pays a déploré jusqu’à présent 299 décès pour près de 6 700 cas. « Nous devons retourner à la vie quotidienne », s’est félicitée Caroline, une mère de deux enfants à Copenhague. Les classes ont été aménagées pour offrir une distance de deux mètres entre les tables.
La Corée aux urnes
Les Coréens du Sud se sont, eux, rendus nombreux aux urnes hier pour les législatives. Un signe de résilience dans ce pays qui fut l’un des premiers frappés après la Chine, mais qui a su contenir la pandémie grâce à un dépistage massif. Prise de température générale, isoloirs spéciaux pour les électeurs fiévreux... « C’est très bien organisé », a salué Kim Gwang-woo, 80 ans. « Les gens gardent leurs distances et tout le monde porte des gants. »
Malgré le confinement de plus de la moitié de l’humanité et une baisse de la pression hospitalière dans la plupart des pays d’Europe, la pandémie continue de tuer massivement et engendre une incertitude économique « considérable », selon le Fonds monétaire international (FMI). Plus de 126 000 morts ont été dénombrés à travers la planète et les États-Unis sont devenus le principal foyer du Covid-19. Le pays a recensé plus de 2 200 morts en 24 heures et plus de 25 700 décès au total. Alors que la crise menace de se poursuivre pendant des mois, voire des années, le FMI s’est efforcé de chiffrer ses conséquences économiques, qu’il a déjà comparées à celles de la crise de 1929. Pour l’heure, l’institution table sur une contraction de 3 % du PIB mondial cette année. En Europe, plusieurs pays, à l’instar du Danemark ou de l’Autriche, qui a rouvert mardi ses petits commerces non essentiels, esquissent des plans de sortie progressive du confinement. En Inde, le gouvernement a édicté de nouvelles règles permettant à une partie de la population de reprendre le travail à partir de la semaine prochaine.
« Action coordonnée »
La Commission européenne, qui a présenté hier sa feuille de route en la matière, insiste cependant sur la nécessité d’une « action coordonnée », pointant à défaut le risque d’« effets négatifs sur tous les États membres ».
La Maison-Blanche a indiqué que Donald Trump et les autres dirigeants du G7 des pays les plus industrialisés discuteraient aujourd’hui par visioconférence d’une coordination internationale de la lutte contre le virus. L’Allemagne, modérément touchée (environ 2 800 morts) par rapport aux pays comparables en termes de population, a décidé de prolonger jusqu’au 3 mai ses mesures coercitives, qui varient d’une région à l’autre, tout en se décidant à les assouplir pour favoriser la reprise des activités économiques. La chancelière Angela Merkel a « recommandé » le port généralisé de masques dans les transports et les magasins, et son pays a interdit tout grand rassemblement jusqu’au 31 août. Le port d’un masque, d’une écharpe ou d’un foulard sur le visage a par ailleurs été décrété obligatoire au Luxembourg à partir de lundi.
Source : AFP


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
2600 morts en 24h en Amérique, et 2800 morts en Allemagne depuis le début de la pandémie. Et il n y'a rien à dire de plus de l'Amérique ?????? Hahahaha. .
16 h 19, le 16 avril 2020