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Sport - Coronavirus

Le relais de la flamme olympique réaménagé

Le CIO maintient la tenue des Jeux de Tokyo contre vents et marées.

Pour la première fois depuis 1894, la flamme olympique a été allumée jeudi dernier en l’absence de spectateurs sur le site antique grec d’Olympie, en raison du risque de propagation du nouveau coronavirus. Louisa Gouliamaki/AFP

Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo (24 juillet-9 août) s’adaptent à la menace du coronavirus : ils ont décidé hier de réduire les festivités autour du relais de la flamme olympique, tandis qu’un haut responsable du Comité olympique nippon a été testé positif au Covid-19.

« C’est un crève-cœur pour nous », a regretté le directeur exécutif du comité d’organisation de Tokyo 2020, Toshiro Muto, en présentant les mesures prises pour éviter la propagation de la pandémie à l’occasion du parcours de la flamme à travers le pays. Le « grand départ » du relais de la flamme olympique le 26 mars depuis la région de Fukushima se fera ainsi sans spectateurs. L’itinéraire à travers toutes les préfectures du pays reste inchangé et les spectateurs pourront toujours assister au relais le long du parcours, mais les cérémonies de départ et d’arrivée à chaque étape seront fermées au public. Les cérémonies d’accueil de la flamme par les municipalités sur le parcours seront quant à elle annulées. Les organisateurs ont par ailleurs prié les spectateurs qui ne se sentiraient pas bien de s’abstenir de suivre le relais depuis le bord de la route. Enfin, la température de chaque relayeur sera prise et ceux ayant de la fièvre seront empêchés de courir.

Ces mesures interviennent dans un contexte de doutes grandissants sur l’opportunité de maintenir les Jeux, alors que de nombreuses compétitions sportives ont été annulées à travers le monde, y compris des épreuves de qualification pour les JO, en raison de la pandémie de coronavirus. Pour la première fois depuis 1894, la flamme olympique a été allumée jeudi dernier en l’absence de spectateurs sur le site antique grec d’Olympie. Le relais de la flamme en Grèce a ensuite été interrompu dès le lendemain, pour cause d’une trop grande affluence de spectateurs à Sparte, malgré les recommandations répétées envers le public de ne pas se rassembler. « Évitez de former des foules », ont aussi demandé les organisateurs au Japon, où 824 cas de contamination au coronavirus et 28 décès ont été recensés, en avertissant que le programme du relais pourrait être modifié en cas de « congestion excessive ».

Un responsable olympique nippon contaminé

M. Muto a réaffirmé hier que les Jeux olympiques seraient organisés « comme prévu » à Tokyo, tout en admettant que la situation « changeait d’heure en heure ». Selon John Coates, un haut responsable du Comité international olympique (CIO) qui s’est exprimé hier également, aucune date n’a été fixée pour une décision sur une éventuelle annulation des Jeux ou même un report. M. Coates a précisé que l’événement se préparait comme prévu. Ainsi, le CIO ne dévie pas de sa route et a réuni hier sa commission exécutive pour, officiellement, « préparer un échange d’informations » avec les fédérations internationales, les Comités nationaux olympiques et les sportifs, qui sont de plus en plus inquiets. Ces discussions par conférences téléphoniques, qui suivront la réunion de l’exécutif olympique, doivent notamment porter sur la question épineuse des qualifications pour Tokyo alors que la liste des événements annulés s’allonge. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, comme le patron du CIO, Thomas Bach, n’ont cessé de défendre l’idée que les préparatifs des Jeux devaient se poursuivre, alors même que les pays du monde entier sont en train de se confiner face à l’explosion du nombre de cas de Covid-19.

Précisément, à ce sujet, un des deux vice-présidents du Comité olympique japonais, Kozo Tashima, par ailleurs président de la Fédération japonaise de football (JFA), a annoncé hier avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Dans un communiqué, M. Tashima a expliqué avoir voyagé en Europe puis aux États-Unis entre le 28 février et le 8 mars pour des rendez-vous professionnels, ayant notamment assisté à des réunions de l’UEFA début mars à Amsterdam. « À Amsterdam et en Europe début mars, le niveau de nervosité vis-à-vis du nouveau coronavirus n’était pas le même que maintenant. Tout le monde faisait encore des accolades, se serrait la main ou se faisait des bises », a expliqué M. Tashima.

Source : AFP

Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo (24 juillet-9 août) s’adaptent à la menace du coronavirus : ils ont décidé hier de réduire les festivités autour du relais de la flamme olympique, tandis qu’un haut responsable du Comité olympique nippon a été testé positif au Covid-19. « C’est un crève-cœur pour nous », a regretté le directeur exécutif du comité d’organisation de Tokyo 2020, Toshiro Muto, en présentant les mesures prises pour éviter la propagation de la pandémie à l’occasion du parcours de la flamme à travers le pays. Le « grand départ » du relais de la flamme olympique le 26 mars depuis la région de Fukushima se fera ainsi sans spectateurs. L’itinéraire à travers toutes les préfectures du pays reste inchangé et les spectateurs pourront toujours assister au...
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