Le ministre américain de la Défense, Mark Esper, lors d'une conférence de presse le 13 juillet 2018 au Pentagone. Photo d'archives AFP / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / CHIP SOMODEVILLA
"Les Etats-Unis ne tolèreront pas les attaques contre nos hommes, nos intérêts ou nos alliés", a déclaré le ministre américain de la Défense au cours d'un point presse au Pentagone. "Toutes les options sont sur la table alors que nous coopérons avec nos partenaires pour punir les coupables et maintenir une dissuasion, comme nous l'avons fait ces derniers mois", a-t-il ajouté en attribuant l'attaque de mercredi à "des groupes armés chiites pro-iraniens" qu'il n'a pas nommés.
M. Esper a précisé avoir parlé mercredi soir de possibles mesures de rétorsion avec le président Donald Trump, qui lui a donné toute autorité pour "faire ce qu'il y a à faire". Il n'a pas précisé quand les mesures de rétorsion seront prises ni où, mais il a laissé entendre que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention de frapper le territoire iranien. "Nous nous focalisons sur ce groupe qui a commis ceci en Irak", a-t-il noté.
De son côté, le chef d'état-major, le général Mark Milley, a précisé qu'une trentaine de roquettes avaient été tirées mercredi en début de soirée sur la grande base de Taji, dans la banlieue de Bagdad, 18 atteignant la base. Deux militaires américains et un militaire britannique ont été tués dans cette attaque qui a également fait 14 blessés américains, britanniques, polonais et autres, dont cinq sont dans un état grave, a-t-il précisé.
Un premier bilan faisait état de deux soldats, l'un américain et l'autre britannique, ainsi qu'un sous-traitant américain.

