Saad Hariri. Photo d'archives REUTERS/Aziz Taher
Le leader du courant du Futur, l'ex-Premier ministre Saad Hariri, a appelé mercredi à "fermer la porte au coronavirus quel que soit le pays d'où il vient", alors que le Liban a enregistré dans la journée un deuxième décès d'une personne infectée et que l'opposition réclame, depuis le début de la crise, un arrêt des vols entre le Liban et les pays les plus touchés, notamment l'Iran.
"Si les questions politiques et économiques peuvent faire l'objet de divergences de vue, le danger du coronavirus nécessite de ne pas hésiter à prendre les mesures protégeant les citoyens et les résidents, et l'emporte sur les intérêts et les allégeances politiques", écrit M. Hariri sur son compte Twitter.
"Le Liban est en zone de danger, comme nombre de pays qui ont pris des mesures courageuses et responsables en fermant les frontières et leur espace aérien, et en plaçant des régions entières en quarantaine. Le danger exige la mobilisation de tous - civils, officiels, organismes et centres de soin", a-t-il ajouté, et de lancer : "Fermez la porte au coronavirus d'où qu'il vienne, que ce soit un pays frère, ami ou proche, et placez la santé des Libanais avant toute autre considération".
Plus tôt dans la journée, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a estimé que le gouvernement traitait le dossier du coronavirus de manière "trop timorée" et "insuffisante".


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