Me Claudia el-Hage en compagnie du recteur de l’USJ, le Pr Salim Daccache s.j. Photo Michel Sayegh
C’est l’exemple même de la solidarité. Une nouvelle donation, la 59e, portant le nom de Me Claudia el-Hage, vient de s’ajouter aux Fonds de bourses que les anciens, amis et donateurs ont avancées à ce jour, pour aider les étudiants de l’USJ, en l’occurrence et en premier lieu, les étudiants en droit, à poursuivre leurs études.
La cérémonie de signature du nouveau fonds s’est tenue le 28 février au rectorat de l’USJ, et a réuni notamment autour de Claudia el-Hage des membres de sa famille ainsi que certains de ses camarades de promotion, comme l’ancien ministre Ziyad Baroud, le Pr Salim Daccache s.j., recteur de l’USJ, la doyenne de la faculté de droit et de sciences politiques (FDSP) Léna Gannagé, le président de l’Association des anciens Abbas Halabi, le président et directeur exécutif de Berytech Maroun Chammas et la secrétaire générale de la Fondation USJ Carmel Ghafari Wakim, entourée de son équipe.
En exprimant sa joie de signer le protocole de création du Fonds Claudia el-Hage, le Pr Salim Daccache a affirmé en s’adressant à Mme Hage : « Votre appui, à travers la création de ce fonds, est un modèle d’engagement qui incitera d’autres à donner, à un moment où les besoins deviennent de plus en plus importants. »
De son côté, la voix chargée d’émotion, Me Claudia el-Hage a expliqué qu’en « tant que diplômée d’une institution prestigieuse, cet acte de solidarité est un devoir moral, un plaisir et un enrichissement. Le droit à l’éducation ne doit pas être un privilège, mais un droit sacré et accessible ».
« Pour ceux qui se demandent pourquoi ce fonds est destiné aussi bien aux étudiants de la FDSP qu’aux étudiants ayant un projet entrepreneurial innovateur, a enchaînée Claudia el-Hage, ma réponse est que Berytech a contribué à la création de milliers d’emplois dans le secteur de l’entrepreneuriat et de l’innovation technologique, et que les étudiants entrepreneurs ont également besoin de notre soutien pour contribuer à un meilleur avenir pour le Liban. »
La survie de l’éducation
De son côté, Léna Gannagé, doyenne de la FDSP, a insisté sur le fait que « la difficulté qu’éprouvent beaucoup de nos étudiants à continuer de payer leurs droits d’inscription ne s’était jamais présentée avec cette intensité pendant les années de guerre. Une nouvelle guerre est aujourd’hui en cours, plus pernicieuse que la précédente, car elle a entre autres comme enjeu la survie de l’éducation. Au niveau de la FDSP rien de substantiel ne pourra être entrepris sans la mobilisation des anciens de l’USJ au-delà des frontières. Les initiatives individuelles des anciens, comme celle de Claudia el-Hage, complètent celles des associations. Elles sont extrêmement précieuses. Merci d’avoir voulu perpétuer cet effort de solidarité entre les générations ».
Le président de l’amicale des étudiants de la FDSP, Anthony Khoury, a transmis les remerciements des étudiants à Claudia el-Hage.


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