Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Pendant Ce Temps, Ailleurs...

Les ambitions lyriques d’Hitler exposées en Autriche

Une partition d’un opéra inachevé, intitulé « Wieland der schmied » (« Wieland le forgeron »), composé par Adolf Hitler, est présentée pour la première fois en Autriche dans le cadre d’une exposition intitulée « Le jeune Hitler – Années de formation d’un dictateur. 1889-1914 ». Joe Klamar/AFP

On savait Adolf Hitler admiratif du compositeur allemand Richard Wagner, mais que le futur dictateur nazi se soit lancé dans la composition d’un opéra en étonnera plus d’un.

Une partition de ce projet avorté, intitulé Wieland der schmied (Wieland le forgeron), est présentée pour la première fois dans le cadre d’une exposition sur le jeune Hitler, qui a ouvert ses portes lors du week-end écoulé en Autriche. Les débuts d’une mélodie ont été griffonnés sur du papier à musique jauni en 1908 par son seul ami d’alors, August Kubizek, qui les a conservés et les a transmis à ses héritiers. Hitler avait 20 ans. C’est lui qui jouait du piano. Il n’avait pourtant suivi que quatre mois de cours, ce qui en dit long, selon Christian Rapp, l’un des commissaires de l’exposition, sur sa mégalomanie. « Hitler a toujours surestimé ses capacités », explique-t-il. Cette partition est considérée comme la seule page survivante d’un projet ambitieux basé sur la mythologie germanique ressemblant étroitement à une œuvre inachevée de

Wagner qui porte le même nom.

L’exposition, intitulée « Le jeune Hitler – Années de formation d’un dictateur. 1889-1914 », a ouvert ses portes samedi dernier à la maison de l’histoire du musée de Basse-

Autriche, à Sankt-Pölten, et expose jusqu’au 9 août une série d’objets ayant appartenu à Hitler ou liés à lui, collectés par August Kubicek entre 1907 et 1920. Ce dernier les avait d’abord conservés comme des souvenirs de sa jeunesse avant de réaliser leur potentielle importance historique. Lettres, cartes postales rédigées par Hitler, peintures et croquis réalisés de sa main.

Né le 20 avril 1889 dans la ville autrichienne de Braunau-am-Inn, Hitler ignorait avoir des talents artistiques nettement moins développés que ses ambitions. « Quand quelque chose n’allait pas, c’était toujours de la faute des autres, jamais de la sienne », explique Christian Rapp. Hannes Leidinger, un autre commissaire de l’exposition, explique que ceux qui ont connu Hitler dans ses premières années l’ont tous trouvé « intransigeant, indocile et agressif ». Pour M. Rapp, Hitler était « déjà dans sa jeunesse une bombe, si vous voulez. La Première Guerre mondiale a fourni le détonateur et elle a été allumée en Allemagne, mais vous pouvez trouver tous les composants d’une bombe pendant sa période autrichienne ».

En plus de retracer le parcours personnel d’Hitler, l’exposition explore la face cachée de la Belle Époque, c’est-à-dire le contexte politique et social en Autriche au tournant du XXe siècle. Elle tente de démontrer que si la modernité éclorait à Vienne, de nombreux concepts de l’idéologie nazie – racisme, antisémitisme, militarisme – étaient déjà en parallèle largement répandus dans la société autrichienne. L’Autriche, annexée par Hitler à l’Allemagne en 1938, entretient une relation complexe avec son passé nazi. Après la Seconde Guerre mondiale, ses gouvernements successifs l’ont présentée comme « la première victime du nazisme », niant la complicité de nombreux Autrichiens dans les crimes du IIIe Reich.

Source: AFP

On savait Adolf Hitler admiratif du compositeur allemand Richard Wagner, mais que le futur dictateur nazi se soit lancé dans la composition d’un opéra en étonnera plus d’un.Une partition de ce projet avorté, intitulé Wieland der schmied (Wieland le forgeron), est présentée pour la première fois dans le cadre d’une exposition sur le jeune Hitler, qui a ouvert ses portes lors du week-end écoulé en Autriche. Les débuts d’une mélodie ont été griffonnés sur du papier à musique jauni en 1908 par son seul ami d’alors, August Kubizek, qui les a conservés et les a transmis à ses héritiers. Hitler avait 20 ans. C’est lui qui jouait du piano. Il n’avait pourtant suivi que quatre mois de cours, ce qui en dit long, selon Christian Rapp, l’un des commissaires de l’exposition, sur sa mégalomanie. « Hitler a...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut