« Le Liban souffre depuis longtemps de mauvaise gouvernance et d’une absence totale des autorités dans la gestion de la crise actuelle », a déclaré hier l’ancien président de la République, Amine Gemayel. Il s’exprimait au cours d’une table ronde organisée par la Maison du Futur du parti Kataëb, dont il est ancien président, sous le thème « L’intifada populaire, entre l’enclume du vandalisme et le marteau du pouvoir ». M. Gemayel a déploré que « les banques libanaises, encouragées par l’État et la Banque du Liban, aient réglé le problème de liquidité et de financement du Trésor au détriment des petits déposants et des émigrés, d’où les conséquences dramatiques sur la confiance dans ces établissements ».
L’ancien président a mis l’accent sur la dimension étrangère de la crise actuelle, se disant sceptique sur l’éventualité d’une aide au Liban de la part des pays amis et rappelant les conséquences des sanctions américaines sur certaines institutions et certains individus. Enfin, abordant le sujet de la contestation populaire, il a exprimé l’espoir que « ce mouvement se renforcera et qu’il trouvera un nouveau cadre pour son activité, en vue d’atteindre ses objectifs ».


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12 h 33, le 21 février 2020