Un avion de ligne à son arrivée à l’aéroport d’Alep, hier. Louai Beshara/AFP
Un vol civil a atterri hier à l’aéroport d’Alep, en provenance de Damas, le premier en huit ans de conflit. Ce vol intervient quelques jours après que les forces gouvernementales ont reconquis tous les secteurs autour d’Alep, sécurisant la deuxième ville du pays en repoussant jihadistes et rebelles qui tiraient des roquettes sur la grande métropole du Nord. La réouverture de l’aéroport d’Alep et la récente reconquête de l’autoroute M5, qui relie la ville à la capitale Damas, représentent une victoire symbolique et économique pour les autorités de Bachar el-Assad. Les ministres du Transport et du Tourisme se trouvaient à bord de l’Airbus A320 de la compagnie nationale Syrian Air qui a décollé de la capitale, avec à son bord un groupe de journalistes invités par le ministère de l’Information. Cité par l’agence officielle SANA, le ministre des Transports Ali Hammoud a salué la réouverture de l’aéroport et la reprise prochaine – à une date toutefois à préciser – des vols intérieurs et internationaux.


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Le retour d’Alep dans le giron du héros syrien est l’événement le plus important de ces dernières années et il peut contribuer très fortement à la reconstruction de la Syrie et à son développement politico-économique. Force est de constater que la reprise d’Alep, capitale économique de la Syrie, est la plus grande victoire jamais connue par l’armée syrienne depuis son occupation par les groupes terroristes recyclés en 2012. Le mercredi, le premier avion en provenance de Damas a décollé de l’aéroport international d’Alep qui était fermé depuis 2012. D’autres vols sont programmés pour Le Caire, Dubaï et d’autres capitales arabes. Et l’autoroute M5 qui relie Alep à Damas sera rouverte cette semaine. Ces quelques heureux événements marquent un retour à la vie normale et la relance de la roue économique du pays après des années de guerre et de blocus. D’un côté, la Syrie se réjouit des victoires de l’armée sur le terrain, de l’autre, les groupes armés de l"opposition" et leurs alliés turcs se retrouvent en état de crise et dans une impasse, à l’approche de la bataille finale d’Idlib. Dans ce contexte, erdo multiplie les menaces pour faire pression sur le camp adversaire et arriver à de nouveaux accords de cessez-le-feu. Les menaces d’attaques contre l’armée syrienne ne règlent rien et ne font en réalité que compliquer davantage la situation. La reconquête d’Idlib par le gouvernement syrien est son droit légitime.
12 h 38, le 20 février 2020