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Conflit

Des raids imputés à Israël tuent 23 combattants syriens et étrangers

Photo de l'explosion lors de raids imputés à Israël contre des sites militaires proches de Damas. SANA/AFP

Des frappes israéliennes ont tué hier en Syrie 23 soldats syriens et combattants étrangers, dernière opération en date de l’État hébreu qui s’attaque à la présence militaire de l’Iran dans le pays en guerre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Comme pour la plupart des précédentes attaques, l’armée israélienne n’a pas voulu commenter les nouvelles frappes, mais le régime syrien et l’OSDH ont pointé du doigt Israël. À plusieurs reprises depuis le début de la guerre en 2011 chez le voisin syrien, les dirigeants israéliens ont affirmé qu’ils ne laisseraient pas la Syrie devenir la tête de pont de l’Iran, leur ennemi juré. Aux premières heures hier, l’armée de l’air israélienne a bombardé des sites militaires dans la région de Damas et dans le sud du pays, selon les médias étatiques syriens. Des correspondants de l’AFP à Damas ont entendu des explosions très fortes aux alentours de 01h15. La télévision d’État a diffusé des images montrant des explosions dans le ciel noir après l’entrée en action de la défense antiaérienne. « Trois Iraniens » et sept autres combattants de nationalité étrangère membres de milices pro-iraniennes ont été tués dans les raids sur Kesswa, un secteur au sud-ouest de Damas plusieurs fois visé, selon l’OSDH. Huit soldats de la défense antiaérienne du régime de Bachar el-Assad ont péri dans les frappes sur les régions de Jisr Bagdad et Mazzé près de Damas. Cinq combattants syriens d’une faction pro-iranienne ont été tués à Ezra dans la province méridionale de Deraa.

Deux vagues

Selon une source militaire syrienne, citée par l’agence officielle SANA, la défense antiaérienne est entrée en action en riposte à deux vagues de frappes israéliennes contre des positions dans la région de Damas, et dans celles de Deraa et de Qouneitra, deux secteurs jouxtant la partie occupée par Israël du plateau syrien du Golan. « L’attaque a fait huit blessés », a dit cette source sans faire état de morts. Depuis le début du conflit, Israël a mené des centaines de frappes contre des positions de l’armée syrienne, iraniennes et du Hezbollah, deux alliés du régime Assad. Mi-janvier, le régime syrien a accusé l’aviation israélienne d’avoir bombardé l’aéroport militaire T4 (centre), qui a, selon l’OSDH, tué trois combattants pro-Iran. Cette base a été plusieurs fois prise pour cible par des raids israéliens. En novembre, l’armée israélienne a revendiqué une série de frappes contre des sites militaires du régime et de la force Qods des gardiens de la révolution iraniens. Vingt-trois combattants dont 16 étrangers ont péri, selon l’OSDH. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ensuite confirmé que la force Qods, chargée des opérations extérieures d’Iran, faisait partie des cibles.

Source : AFP



Des frappes israéliennes ont tué hier en Syrie 23 soldats syriens et combattants étrangers, dernière opération en date de l’État hébreu qui s’attaque à la présence militaire de l’Iran dans le pays en guerre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Comme pour la plupart des précédentes attaques, l’armée israélienne n’a pas voulu commenter les...

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