Le procès de Salim Ayache, membre présumé du Hezbollah, accusé d'être responsable de l'assassinat de l'ex-chef du Parti communiste libanais, Georges Haoui, et des tentatives d'attentat contre Marwan Hamadé et l'ancien ministre Elias Murr, se tiendra sans l'accusé, sur décision de la seconde chambre de première instance du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) rendue publique jeudi.
En l’absence de l’accusé dans cette affaire, que le tribunal n’a toujours pas réussi à localiser après un délai suffisant de recherche, la chambre a estimé que les conditions étaient réunies pour tenir un procès in abstentia. Un tel procès peut être engagé lorsque l’accusé n’a pas été remis au tribunal par les autorités libanaises et reste introuvable ou en fuite.
Salim Ayache est accusé d'être responsable de l'assassinat de M. Haoui, le 21 juin 2005, dans un attentat à la voiture piégée près de son domicile dans le quartier résidentiel de Wata Moussaïtbeh, et des attentats contre M. Hamadé, le 1er octobre 2004 à Beyrouth, et M. Murr dans la région d'Antélias, le 12 juillet 2005. Sous mandat d'arrêt depuis mi-septembre, Salim Ayache est également accusé d’avoir été à la tête de l’équipe qui a perpétré l'attentat au camion piégé qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005.
Entré en service le 1er mars 2009 dans la banlieue de La Haye, le TSL est le premier tribunal pénal international qui permet l'organisation d'un procès par défaut au cours duquel l'accusé est représenté par un avocat.


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