À Nabatiyé, les ordures s’amoncellent depuis cinq jours, et toujours pas de solution en vue. Photo ANI
La ville de Nabatiyé se noie dans les ordures depuis cinq jours environ, le ramassage des déchets par la municipalité ayant été interrompu. Et pour cause, indique notre correspondante au Liban-Sud Badia Fahs, « les décharges des villages de la région sont saturées et refusent de recevoir davantage de déchets ».
Également chef-lieu du mohafazat du même nom, la ville qui n’a pas de terrain vague susceptible d’abriter des décharges comptait jusque-là sur les villages voisins. Mais en l’absence de tri et de traitement des déchets, toutes les décharges sont aujourd’hui saturées.
« Outre Nabatiyé où les ordures s’amoncellent dans les rues, les municipalités des trois autres cazas (Marjeyoun, Hasbaya et Bint Jbeil) brûlent les déchets », déplore notre correspondante, qui évoque « une catastrophe à la fois écologique et sanitaire ». Subissant déjà « les odeurs nauséabondes de poubelles, les habitants souffrent désormais en plus de troubles respiratoires liés à l’incinération sauvage des déchets ».
Si la région en est arrivée là, c’est parce que la culture du tri est inexistante dans la région, et que l’unique projet d’usine de tri n’a jamais vu le jour. Selon Badia Fahs, « les fonds alloués à ce projet ont été subtilisés par les municipalités concernées et le regroupement des municipalités de Chkif ». Le dossier était d’ailleurs « source de conflit » entre les entreprises de ramassage des déchets et les responsables de la gestion du dossier. Sans oublier que les habitants, « qui n’ont plus confiance dans leurs dirigeants, leur ont mis des bâtons dans les roues et ont empêché le projet d’aboutir ».
Ainsi, en l’absence d’une politique efficace de gestion des déchets, les solutions se font toujours attendre face à cette nouvelle crise.
Pour mémoire
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Dites, les municipalités, entreprises concernées par ce problème et autres soi-disant responsables, à part vous disputer sans cesse pour tout et n'importe quoi, tout en subtilisant les fonds alloués à un projet, que savez-vous faire ? Nous sommes devenus le pays le plus sale de la région, 10452 km2 couverts d'ordures partout ! Mais cela ne vous dérange manifestement pas, car vous vous êtes habitués à vivre ainsi...! Irène Saïd
15 h 18, le 03 février 2020