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Berry : L'opération de sauvetage du Liban n'est pas impossible

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives Dalati Nohra/Handout via REUTERS

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a estimé mercredi que "l'opération de sauvetage" du pays n'était pas impossible pour le nouveau gouvernement de Hassane Diab, qui reste rejeté par une grande partie de la contestation populaire déclenchée le 17 octobre contre la classe politique.

"Après le vote du budget, le gouvernement se présentera devant le Parlement pour obtenir sa confiance. L'opération de sauvetage n'est pas impossible, et le gouvernement a une chance durant les trois à quatre mois après l'obtention de la confiance du Parlement, à condition de rester à l'écart des conflits et des tensions", a estimé M. Berry, cité par le député Ali Bazzi, qui assistait à la réunion du mercredi à Aïn el-Tiné.

"Le Liban ne peut progresser à travers les pratiques confessionnelles mais par la sauvegarde des institutions", a estimé Nabih Berry. "La séance de débat autour de la déclaration ministérielle, dans sa portée politique et patriotique, est une invitation au véritable mouvement de contestation pour réaffirmer ses demandes", a-t-il ajouté.

M. Berry a également insisté sur "le rôle du Parlement dans le contrôle de l'application des réformes économiques et financières".

Le gouvernement de Hassane Diab, dont la formation officielle a été annoncée mardi dernier, succède au cabinet Hariri, qui a démissionné le 29 octobre sous la pression de la rue, qui est agitée par un mouvement de révolte depuis le 17 octobre.

Le Parlement a adopté lundi un budget pour l'année 2020 prévoyant un déficit d'environ 7% du PIB, dans un pays secoué par un mouvement de contestation visant l'intégralité de la classe politique et au bord de l'effondrement économique. Le Parlement avait ratifié le budget 2020 "avec l'approbation de 49 députés, l'opposition de 13 députés et l'abstention de 8 autres", sur un total de 128 parlementaires.

Le projet de budget initial, présenté par l'ancien gouvernement de Saad Hariri, tablait sur un déficit de 0,6% du PIB, contre 7,6% dans le budget de 2019. Mais la crise économique qui s'est accélérée ces derniers mois a imposé une révision des recettes prévues pour l'année 2020.

Le Liban s'était engagé en 2018 à réduire son déficit à 4% du PIB à l'horizon 2023, en contrepartie de promesses d'aides et de dons de la communauté internationale de 11,6 milliards de dollars qui n'ont toujours pas été déboursées fautes de réformes.


Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a estimé mercredi que "l'opération de sauvetage" du pays n'était pas impossible pour le nouveau gouvernement de Hassane Diab, qui reste rejeté par une grande partie de la contestation populaire déclenchée le 17 octobre contre la classe politique.

"Après le vote du budget, le gouvernement se présentera devant le Parlement pour...