Les propriétaires des stations-service au Liban ont menacé hier dans un communiqué de relancer leur mobilisation si aucune solution n’était trouvée pour leur permettre de compenser le surcoût provoqué par la hausse du taux livre/dollar dans les bureaux de change sur leur activité. Le taux était hier de 2 100 livres pour un dollar pour un taux officiel de 1 507,5 livres toujours appliqué pour les transactions bancaires, avec une petite marge.
Provoqué par les restrictions bancaires mises en place depuis la fin de l’été notamment sur les retraits de dollars et les transferts vers l’étranger, cette hausse a été dénoncée par l’ensemble des distributeurs de carburant, qui est importé et donc nécessairement payé en dollars. Le mécanisme mis en place par la Banque du Liban (circulaire n° 530 adoptée en octobre) à travers laquelle la BDL accepte de couvrir 85 % des besoins en dollars de plusieurs secteurs, dont le carburant, contre des livres au taux officiel, n’a pas réussi à convaincre les intéressés. Le secteur du carburant a d’ailleurs manifesté son mécontent à plusieurs reprises pendant l’automne, les stations-service arrêtant notamment de servir les automobilistes.
Le syndicat des propriétaires de stations-service s’était, lui, réuni pour la dernière fois mardi avec la ministre sortante de l’Énergie et de l’Eau Nada Boustani, pour tenter d’obtenir un ajustement du prix de l’essence qui préserverait leurs marges. La ministre s’était engagée de son côté à démarcher les distributeurs de carburant pour qu’ils laissent les propriétaires de stations-service payer leurs commandes en livres, au taux officiel.
Pour rappel, la distribution de l’essence importée par l’État a débuté début janvier sur le marché local, après l’appel d’offres lancé par la direction des installations pétrolières et remporté par la société libanaise ZR Energy.


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