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L'accord nucléaire de 2015 n'est pas mort, affirme Zarif


Reuters
15/01/2020

Le Plan d'action global commun (PAGC ou JCPOA en anglais) sur le programme nucléaire iranien n'est pas mort, a déclaré mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif tout en exprimant ses doutes sur l'intérêt d'un éventuel nouveau pacte évoqué par Donald Trump.

"Les Etats-Unis n'ont pas respecté leurs engagements (dans le cadre du PAGC), à présent ils s'en sont retirés. (...) J'ai conclu un accord avec les Etats-Unis et les Etats-Unis l'ont dénoncé. Si on me propose un accord Trump, combien de temps durera-t-il?", s'est interrogé le chef de la diplomatie iranienne lors d'une conférence organisée en Inde.

La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont annoncé mardi leur décision de déclencher le "mécanisme de résolution" des différends prévu par l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, une initiative qu'ils ont justifiée par de nouvelles transgressions de la République islamique.

Mardi également, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a appelé le président américain à proposer un accord à même d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et à ce qu'il remplace le PAGC.

"Ce Premier ministre à Londres, je ne sais pas ce qu'il pense. Il propose de mettre de côté le pacte nucléaire et de mettre en oeuvre le plan de Trump", a pour sa part déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani.

"Si vous prenez la mauvaise direction, ce sera à votre détriment. Prenez la bonne direction. La bonne direction, c'est le retour à l'accord nucléaire."

Mohammad Javad Zarif a réaffirmé mercredi sa volonté de poursuivre le dialogue diplomatique tout en excluant de négocier avec les Etats-Unis, jugeant que le PAGC était parmi les meilleurs accords qu'il puisse imaginer.

L'Iran va adresser sous peu un courrier à Berlin, Londres et Paris pour leur rappeler que l'avenir du PAGC est "entre leurs mains".

Depuis le retrait des Etats-Unis en 2018, qui a mis à mal le Plan d'action global commun, Téhéran reproche aux Européens de ne pas faire le nécessaire pour sauver ce pacte de non-prolifération.

La Russie, également signataire de l'accord, a estimé pour sa part que rien ne justifiait le déclenchement par les Européens du mécanisme de résolution des différends qui, ajoute le ministère des Affaires étrangères, pourrait rendre impossible la mise en oeuvre de l'accord de Vienne.

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