Le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, s’est emparé du dossier des importations de matériel médical, et annoncé que l’ensemble des députés membres de sa commission allaient s’entretenir avec le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, afin de tenter de trouver une issue aux difficultés rencontrées par ces importateurs et les problèmes qui en découlent dans les hôpitaux du pays.
La BDL, qui avait assuré début octobre à travers la circulaire n° 530 un dispositif permettant d’assurer le déblocage d’une partie des besoins en dollars des importateurs de carburant, de médicaments et de blé, a fini fin novembre par étendre le mécanisme aux importateurs de matériel médical ainsi qu’aux fabricants de médicaments, mais en modifiant les conditions. Or le secteur médical pointe du doigt le plafond mis en place par le nouveau texte pour le matériel médical (50 % au lieu des 85 % auxquels peuvent prétendre les bénéficiaires de la circulaire n° 530, ou des 75 % prévus pour les fabricants de médicaments) et reproche à la BDL d’avoir exclu les pièces de rechange des équipements médicaux du champ d’application du texte. Selon les estimations qui circulent, les besoins en devises des importateurs s’élèvent à environ 500 millions de dollars par an.

